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Le pdg du joaillier américain Tiffany, le français Frédéric Cumenal, quitte le groupe de luxe moins de deux ans après avoir pris sa direction, a indiqué le groupe dans un communiqué dimanche. Le bijoutier, qui dit avoir entamé la recherche d'un successeur, a répété qu'il maintenait ses projections de chiffre d'affaires et de résultats pour l'ensemble de l'année, des prévisions qu'il a abaissées par deux fois ces derniers mois.

Le groupe a récemment souffert d'un renchérissement du dollar, d'un déclin du tourisme de luxe et d'une baisse de la fréquentation de son magasin new-yorkais de la 5e avenue dont les ventes ont été perturbées par la proximité de la tour Trump après l'élection du nouveau président américain. Il annoncera ses résultats le 17 mars.

Le départ de Frédéric Cumenal, ancien dirigeant de LVMH et ex-pdg de Moet et Chandon, est "immédiat". Dans l'attente d'un nouveau dirigeant, il est remplacé par l'ancien patron de Tiffany et président du conseil d'administration, Michael Kowalski. "Je suis fier de ce que j'ai accompli chez Tiffany et aimerait remercier l'équipe de direction et nos nombreux employés talentueux dans le monde entier avec qui j'ai eu le plaisir de travailler", a déclaré M. Cumenal dans le communiqué.

Selon Michael Kowalski, "en cette période de défis continus pour le marché mondial du luxe, Frédéric a renforcé l'équipe directionnelle et pris des mesures importantes pour positionner Tiffany vers le succès à long terme". Un nouveau directeur artistique, Reed Krakoff, qui a notamment dirigé la création chez le maroquinier de luxe Coach après avoir travaillé chez Ralph Lauren, a tout récemment rejoint le groupe.

M. Kowalski a ajouté que Tiffany restait engagé "sur sa stratégie de coeur de métier" mais a reconnu que le conseil d'administration "était déçu par ses récents résultats financiers". "Le conseil estime que l'accélération de l'exécution de ces stratégies est nécessaire pour améliorer sa performance sur le marché mondial du luxe".

Tiffany, fondé en 1837, gère plus de 300 magasins à travers le monde dont 125 en Amérique, 81 en Asie-Pacifique, 56 au Japon et 39 en Europe. Il y a deux semaines, le joailler avait prévenu qu'il allait supprimer des emplois, sans en donner le nombre et, averti que le bénéfice ajusté par action de son exercice fiscal 2015-2016 devrait être inférieur de 10 pour cent aux 4,20 dollars enregistrés lors de l'exercice 2014/15. (AFP)