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Mathilde Robard (Centre Commercial) : « Ce métier nécessite d’avoir une belle intelligence émotionnelle »

Pour ce second épisode de notre série d'entretiens dédiée aux virtuoses de la vente, FashionUnited a échangé avec Mathilde Robard, conseillère de vente chez le concept store Centre Commercial.
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Mathilde Robard, conseillère de vente chez Centre Commercial. Credits: Centre Commercial
By Julia Garel

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S'il est un métier dans la mode où l'intelligence émotionnelle règne en maître, c'est bien celui-là. Loin des clichés, les conseillers de vente incarnent le visage le plus vivant de cette immense industrie et peut-être le plus humain. Pour dresser le portrait multiple de ce métier de terrain, FashionUnited a choisi d’échanger avec ceux qui approchent la vente comme un lieu d’épanouissement et d’expertise pointue.

Après notre échange avec Léa Siboni, conseillère de vente pour la marque de luxe The Row, rencontre avec Mathilde Robard, conseillère de vente au sein du concept store Centre Commercial, à Paris.

À quoi ressemblait votre premier poste dans la vente ?

Mathilde Robard : J'étais conseillère de vente pour la marque italienne Bialetti (vente de café, cafetière et accessoires de cuisine).

Gardez-vous un bon souvenir de votre premier entretien d’embauche dans la vente ?

Oui, j’en garde un bon souvenir. J’avais 21 ans lors de mon premier entretien d’embauche dans la vente, la personne qui m’avait passé l’entretien était très bienveillante et m’avait vraiment donné envie de faire ce métier.

Quel est le meilleur conseil qu'un manager ou un mentor vous ait donné à vos débuts ?

Je pense que le meilleur conseil qu’on m’ait donné concerne la prise d’initiatives, qu’il n’était pas grave d’essayer quitte à commettre des erreurs.

Aujourd'hui, qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?

La boutique Centre Commercial en général. Après 6 ans ici, je m’y sens vraiment comme à la maison. J’ai toujours hâte de retrouver le magasin, les produits, et l’équipe avec laquelle je travaille.

Pourriez-vous décrire ce à quoi ressemble le « plaisir de la vente » ?

Le plaisir de la vente passe avant tout par l’échange qu’on a avec la clientèle. Réussir à vendre un produit que quelqu’un n’aurait pas essayé en premier lieu mais dans lequel on l’imagine. Cela passe aussi par l’accompagnement, et le fait de voir une personne contente de repartir avec son achat.

Quelle est la vente la plus inattendue ou mémorable que vous ayez conclue ?

Cela peut paraître bête, mais ma vente la plus inattendue était lorsque j’étais pour la première fois face à un acteur connu. Il souhaitait acheter une paire de baskets Veja pour un de ses amis, et pour m’indiquer la pointure, il m’avait sorti le dessin du contour de pied de son ami.

Avez-vous des clients préférés ?

À force, oui, on peut dire que j’ai mes « chouchous ». Je n'ai pas d’anecdotes particulières, mais dès qu’ils rentrent dans le magasin je suis contente de pouvoir prendre de leurs nouvelles, et de leur présenter les nouveautés des marques qu’ils apprécient.

Quelle est la compétence technique que vous avez le plus affûtée au fil des années ?

Le stylisme/lecture d’une coupe est la compétence technique que j’ai le plus acquise au fil des années.

Les qualités ou compétences liées à votre métier dont vous êtes le plus fière ?

Tout d’abord le merchandising. À force d'essayer, j’ai beaucoup évolué sur ce point et je suis de plus en plus créative dans ce que je réalise. En deuxième point, je parlerai du management. J’ai pu beaucoup apprendre grâce à mon ancienneté ainsi qu'à des formations. Je suis fière de pouvoir manager une équipe de plusieurs personnes aujourd’hui.

Comment éduque-t-on son œil au quotidien pour toujours proposer la silhouette parfaite à un client ?

En premier lieu, il faut avoir une connaissance parfaite des produits en magasin. Si on ne connaît pas bien les produits, les coupes, on peut vite s’éparpiller. Ensuite, savoir écouter le besoin du client et réussir à poser de bonnes questions ouvertes, qui permettent d’affiner la sélection à lui proposer. À force d’expérience, dès qu’une personne passe le pas de la porte, on peut rapidement définir quelle marque/article pourrait lui convenir.

Ce que l’on ne suspecte pas sur le métier de vendeur ?

Le métier de vendeur est souvent dévalorisé, et peut sembler être un métier « alimentaire ». Mais ce métier nécessite d’être organisé, rigoureux, et d’avoir une belle intelligence émotionnelle. Il ne suffit pas d’avoir la « tchatche » pour faire ce métier.

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Cet entretien a été réalisé par écrit.

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