Chanel, Hermès et LVMH: les entreprises les moins transparentes

Le Fashion revolution day veut pousser les marques à la transparence. Cette association anglaise, créée après le drame du Rana Plaza et l’effondrement d’un atelier de confection au Bangladesh, a publié le Transparency Index. Ce document met en avant ou pointe du doigt les efforts sociaux ou environnementaux des entreprises.

Le rapport a pu dévoiler les efforts de transparence du trio de tête Levi Strauss, Inditex (Zara) et H&M. Mais aussi signaler le peu de volonté de la part des marques comme Chanel, Hermès et LVMH.

Chanel, Hermès et LVMH: les entreprises les moins transparentes

L’organisme britannique indique que 40 pour cent des sociétés de l’industrie de la mode n’ont pas de système en place pour s’assurer des bonnes conditions de travail de leurs fournisseurs. Et 30 % des marques n’ont pas instauré de procédé permettant aux ouvriers de leur faire remonter les abus constatés dans le processus de fabrication de leurs propres produits.

Des opérations partout dans le monde

« Pour l’heure, le public ne dispose pas de suffisamment d’informations sur le lieu et les conditions de production de leurs vêtements », reconnaît le Fashion revolution. « Les clients ont le droit de savoir que leur argent ne soutient pas l’exploitation, les violations des droits de l’homme et la destruction de l’environnement. Il n’y a aucun moyen d’amener les entreprises et gouvernements à rendre des comptes si nous ne pouvons pas voir ce qu'il se passe en coulisses. »

Chanel, Hermès et LVMH: les entreprises les moins transparentes

Chaque année, à la date anniversaire de cette tragédie du Rana plaza, le Fashion revolution day est célébré dans plus de 70 pays dans le monde. Créé par Carry Somers, le collectif incite chacun à consommer la mode autrement, à s’interroger sur ceux qui la fabriquent et à réfléchir aux atteintes portées à l’homme et à l’environnement. Les consommateurs sont invités à porter leurs vêtements à l’envers pour montrer l’étiquette. Et surtout pour la lire.

En 2015, Fashion revolution day a lancé, en France, la campagne « Je veux savoir » pour inciter les consommateurs à demander plus de transparence à leurs marques préférées. Plus de 700 000 personnes ont interpellé les marques de mode sur les réseaux sociaux et le hashtag #FashionRev a été classé premier sur Twitter.


 

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