A la suite de la catastrophe du Rana Plaza et de ses 1138 victimes, au Bangladesh il y a cinq ans, le groupe de pression Fashion Revolution publie un rapport sur la transparence de la chaîne d'approvisionnement des 150 plus grandes marques de mode dans le monde. Selon un article du 23 avril 2018 de Retail Gazette (UK), les résultats afficheraient un très léger mieux.

L'examen 2018 de Fashion Revolution classe les détaillants en fonction du nombre de renseignements sur leur politique, pratiques et impacts sociaux et environnementaux. Des points, sur une note de 250, ont été attribués aux marques dans le but de les récompenser sur leurs révélations publiques. Dans l'ensemble, le score moyen des 150 marques et détaillants était de 21 pour cent, soit 52 points sur un total maximum possible de 250. Au total, le rapport marque une augmentation de 1 pour cent de transparence des résultats au classement. Pour délivrer ces points, le groupe Fashion Revolution a ainsi distingué : politiques et engagements, gouvernance, traçabilité, savoir-faire et correction et questions phares. Les points ont ensuite été traduits en pourcentages.

Adidas et Reebok, arrivent ex-aequo, avec 58 pour cent des points attribués. H&M se place bien également avec 55 pour cent au tableau. Un indice global de transparence qui pourrait être amélioré car aucune marque n'a réussi à dépasser le palier des 58 pour cent. Toutefois, l'examen fait état de l'amélioration de certains labels de mode, comme par exemple Asos et Primark qui ont réussi à augmenter leur niveau de renseignements.

A noter également, les lanternes rouges du classement : Amazon atteint la note de dix pour cent, tandis que Dior et Longchamp ne décollent pas du zéro pour cent.

Enfin, les marques Marc Jacobs, Dolce & Gabbana et Chanel se singularisent en tant que marques les moins transparentes dès lors qu'il s'agit d'être au clair sur les conditions de travail dans les chaînes d'approvisionnement.

Lors de la publication du rapport, la fondatrice du groupe a déclaré :

La transparence est comme l'eau. Après l'effondrement de l'usine Rana Plaza au Bangladesh il y a cinq ans, la transparence a commencé à se faire lentement sentir. Il a commencé à bouillir à travers les fissures. Maintenant, il s'infiltre dans certains des coins les plus sombres, imprégnant le tissu de l'industrie

Carry Somers, fondatrice de Fashion Revolution

Du 23 au 29 avril 2018, dans l'objectif de développer une plus grande transparence au sein de la chaîne d'approvisionnement de la mode, le groupe "Fashion Revolution" encourage les consommateurs à demander aux marques "Qui a fait mes vêtements ?" via le hashtag #whomademyclothes sur les réseaux sociaux ou par e-mail.

A lire aussi : Fashion Revolution : appel à la mobilisation !
 

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