LVMH lance un site de e-commerce

LVMH a confirmé lancer un site de e-commerce multi-marque, inspiré de son magasin parisien exclusif Le Bon Marche. Le nouveau site, baptisé « 24 Sèvres », en hommage à la rue de Sèvres, à Paris, où est situé Le Bon Marche, offrira des articles de mode, des cosmétiques et des bagages.

Le plus grand groupe de luxe au monde a choisi de proposer près de 20 marques du portefeuille de LVMH comme Dior ou Louis Vuitton, mais également d’autres marques extérieur au groupe. Près de 150 griffes seront alors présentes.

« Nous souhaitons apporter aux clients internationaux le savoir-faire de sélection et d'exclusivité du Bon Marché (propriété de LVMH), un magasin parisien iconique mais peu connu dans le monde », a déclaré Ian Rogers, directeur digital de LVMH et ancien d'Apple arrivé en septembre 2015, à Reuters.

Le nouveau site sera lancé le 6 juin et sera présent dans plus de 70 pays. « L'idée c'est d'être attractif avec une sélection unique, sans forcément avoir une offre très large », a-t-il précisé.

LVMH affirme sa stratégie sur le digital

Ce lancement marque la première grande initiative de LVMH dans le e-commerce depuis l’arrivée de Ian Rogers. Cependant, ce n'est pas la première fois que l'entreprise fait une incursion dans le monde du commerce en ligne. En 2000, LVMH a lancé eLuxury, une plateforme en ligne dédiée à la mode haut de gamme, aux accessoires et à la beauté. Cependant, comme les marques dans son portefeuille ont commencé à lancer leurs propres plateformes de commerce électronique autonomes, LVMH a annoncé qu'elle fermait le site multimarque en 2009 afin de le transformer en un site éditorial connu sous le nom de Nowness.

Un magasin en ligne multimarque aiderait sans aucun doute LVMH à relier ses marques de luxe aux consommateurs de plus en plus exigeants, bien que chaque magasin propre aux marque devra probablement s’adapter pour s'assurer qu'il parle bien à son public-cible. En outre, chaque boutique en ligne devra également offrir une expérience d’achat unique, pas une tâche facile.

Bien que le commerce électronique représente un petit pourcentage des ventes globales d'articles de luxe, il devrait atteindre 70 milliards d'euros d'ici 2025, représentant 18 pour cent de toutes les ventes de luxe, avant d’ atteindre un plateau selon McKinsey & Company. En outre, le Boston Consulting Group a annoncé dans une étude récente que les sociétés de luxe devaient développer leur front numérique ou sinon elle risqueraient d’en souffrir gravement, car le numérique restait le « changement inévitable, et inéluctable de l'avenir ».

Photos : Le Bon Marché website

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