La fondation de Rabih Kayrouz s’invite au Tranoï

« L’union fait la force » semble être le nouvel adage de la planète mode. Un adage qui n’est jamais aussi pertinent que pendant la fashion week. Face au déferlement de labels et de marques qui choisissent de présenter leurs collections à Paris pendant la semaine des défilés, les marques sont de plus en plus nombreuses à s’organiser en collectif en fonction de leur nationalité ou de leur pays de production afin de montrer leur travail à la presse et aux acheteurs dans les meilleurs conditions possible.

Naturellement, ces collectifs se tournent vers les salons pour trouver une infrastructure à la mesure de leurs attentes, d’autant plus que les salons jouent le jeu à merveille, comme l’atteste par exemple l’opération Tokyoeye en octobre dernier (douze marques de mode japonaises, soigneusement sélectionnées et conseillées, étaient venues présenter leur collection au Carrousel du Louvre). Ainsi, du 23 au 25 janvier 2016, les cinq créateurs libanais de la fondation Starch feront leur apparition à la Cité de la Mode et du Design pendant le Tranoï.

La fondation de Rabih Kayrouz s’invite au Tranoï

On ne présente plus Rabih Kayrouz, grand couturier né à Beyrouth et qui travaille depuis plusieurs années dans sa maison de couture située 38, boulevard Raspail. Venu en France à 16 ans pour suivre les cours de l’école de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne, il enchanta durant onze année une clientèle privilégiée à Beyrouth avec ses robes d’exception avant de revenir à Paris où il créa en 2009 sa propre marque de prêt-à-porter entière fabriquée en France. Son vestiaire solaire, clair, juste, rencontra un vif succès qui ne s’est jamais démenti depuis. Ce qui n’empêche pas ce remarquable créateur de s’intéresser à ses jeunes confrères puisqu’il a fondé, avec Tala Hajjar, et avec le soutien du promoteur immobilier libanais Solidere, la fondation Starch dont la vocation de promouvoir les jeunes créateurs libanais.

Ceux sont ces jeunes créateurs qui seront présentés au Tranoi durant la fashion week à la Cité de la Mode et du Desgin. Les collections seront exposées grâce une installation ergonomique et épurée imaginée par le « Starchitecte » Eli Metni qui a créé pour l’occasion un concept singulier consistant en l’assemblage de plus de 70 cubes en bois.

Silhouettes « pudiques », impressions 3D, héritage oriental.

Au coté de cet architecte prendront place les silhouettes imaginées par Bashar Assaf. Nominé par les Elle Style Awards en 2012, ce jeune libanais a déjà de nombreuses collections à son actif, collections pour la plupart dévoilées lors de défilés à Dubai. Il s’inspire de ses années passées en Arabie Saoudite pour souligner les silhouettes pudiques des femmes grâce à des coupes nettes et des lignes épurées.

Joe Arida quant à lui, réfracte ses passions et ses diverses experiences sur les objets de décoration, les accessoires et le prêt-à-porter de sa marque joliment baptisée *La Terre est Folle tandis que *la libanaise Yasmine Jaber et la chinoise Morning Lau associent leurs cultures pour créer leur propre marque d’accessoires, EXOCET, inspirée de la nature et des animaux. Union entre la mode et la technologie, les deux créatrices transforment les rêves en réalité grâce à une imprimante 3D. Enfin, la créatrice Nour Najem s’adresse aux femmes indépendantes et modernes. Les lignes fluides et les matières séduisantes de ses collections s’imprègnent de l’héritage oriental de la créatrice tout en y ajoutant une touche moderne et géométrique. Une balance agréable entre confiance assumée et séduisante douceur.

Photo : collection du créateur libanais Joe Arida, sac EXOCET par Yasmine Jaber et Morning Lau


 

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