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Première Vision fait de Montréal le nouveau carrefour stratégique du sourcing nord-américain

Première Vision Montréal revient pour sa 2e édition, renforçant les liens UE-Amérique du Nord et positionnant Montréal comme pôle de mode.
Salons|Interview
Première Vision Montréal. Crédits : Première Vision.
By Rachel Douglass

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Fort du succès de sa première édition en 2025, le salon Première Vision (PV) revient à Montréal pour une deuxième édition, avec l'objectif de consolider les liens entre l'Amérique du Nord et l'Union européenne.

L'édition canadienne de l'événement a été conçue avec Montréal’s Fashion Cluster (mmode), qui collabore depuis plusieurs années avec GL events, l'organisateur du salon. Ce partenariat s'est d'autant plus renforcé que le climat commercial actuel est marqué par des incertitudes croissantes concernant les droits de douane, exacerbées depuis l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis l'année dernière.

Ces tensions redéfinissent le paysage commercial et incitent les entreprises mondiales à repenser leurs opérations internationales. La première édition de PV Montréal est donc arrivée à point nommé, offrant aux entreprises canadiennes et internationales une porte d'entrée sur le marché nord-américain leur permettant de contourner des droits de douane plus élevés.

Mmode est également en pleine diversification et cherche à renforcer ses liens avec d'autres régions, notamment l'UE, afin de réduire sa dépendance envers les États-Unis, qui absorbent actuellement 80 % des exportations canadiennes. Bien que Mathieu St-Arnaud Lavoie, directeur général de mmode, reconnaisse que les États-Unis resteront le principal marché pour le Canada, il souligne la nécessité d'élargir les horizons.

« Nous ne pouvons pas baser notre croissance uniquement sur le marché américain, affirme-t-il au micro de FashionUnited. Il faut rechercher une chaîne d'approvisionnement et des canaux de vente diversifiés. Établir une relation avec un partenaire de l'UE est donc logique. PV est un partenaire européen très solide qui nous a aidés à cocher cette case. »

St-Arnaud Lavoie dirige l'édition de Montréal aux côtés de Thierry Langlais, vice-président des opérations de PV, qui supervise les activités nord-américaines du salon, notamment son rendez-vous semestriel de New York, et gère l'engagement régional pour les éditions de Paris et de Milan.

Aujourd'hui, PV Montréal monte en puissance après des débuts réussis. La première édition a attiré plus de 2 200 visiteurs et plus de 100 exposants, représentant déjà une variété de secteurs, des fournitures et du design au cuir. Des partenariats avec des universités locales ont également été établis pour encourager le partage des connaissances.

Cette année, PV attend près de 140 exposants, avec 1 300 visiteurs déjà pré-inscrits, un chiffre qui devrait finalement dépasser 2 500. Tout comme pour la première édition, le salon se tiendra de nouveau au Grand Quai du Port de Montréal, les 21 et 22 avril.

Pourquoi Montréal ? Pourquoi le Québec ?

La décision de s'implanter au Canada a été motivée par l'intérêt soutenu des acheteurs canadiens présents aux salons PV de New York et de Paris. Pendant plusieurs années, Thierry Langlais a mené des études de marché, rencontrant des tisseurs, des fabricants et des marques locales, pour finalement identifier Montréal comme une ville hôte viable et stratégiquement pertinente.

Historiquement, Montréal a toujours occupé une position de force en tant que pôle manufacturier, avec plus de 50 000 emplois liés à la mode dans sa région métropolitaine. « Le Québec était un acteur majeur du tissage et de la confection en Amérique du Nord, et cette influence est en train de revenir », a souligné Thierry Langlais.

Dans le contexte géopolitique actuel, le Canada offre un avantage stratégique certain. Avec des accords commerciaux en place avec l'UE et les États-Unis, le pays peut servir de passerelle entre les deux marchés, offrant aux entreprises européennes un point d'entrée en Amérique du Nord efficace en matière de droits de douane.

Thierry Langlais décrit le Québec comme le « Portugal de l'Amérique du Nord » en matière de fabrication, soulignant ses coûts de main-d'œuvre compétitifs, ses conditions de change favorables et sa concentration de fournisseurs spécialisés. Du tricotage au tissage, en passant par la couture circulaire et les techniques artisanales hybrides, la région offre un mélange d'expertise traditionnelle et de capacités modernes. De nombreuses marques canadiennes continuent de s'approvisionner localement, ce qui renforce sa pertinence dans la chaîne d'approvisionnement.

Définir la mission : allier envergure et créativité

Au-delà de la géographie, PV Montréal entend se positionner comme une plateforme répondant aux changements structurels de l'industrie mondiale de la mode. « Bien que le marché canadien ait connu une croissance considérable, les tendances que nous observons à l'international se retrouvent également ici : les grandes marques éclipsent les griffes de milieu de gamme et les grands magasins ralentissent leur cadence. On assiste aussi à l'émergence d'une immense vague de jeunes créateurs à l'échelle mondiale », explique Thierry Langlais.

Selon le vice-président, le rôle de PV est double : il s'agit de soutenir l'approvisionnement à grande échelle tout en permettant aux marques émergentes de se développer. Cela inclut de faciliter l'accès à des fournisseurs avec des quantités minimales de commande plus faibles et de développer des circuits de fabrication plus agiles.

L'ambition plus large est que PV serve de vecteur pour repositionner Montréal comme une « grande ville de la mode » sur la scène internationale. Cette démarche est renforcée par une intégration culturelle, incluant la participation du Cirque du Soleil qui, pour la prochaine édition, présentera des costumes conçus à Paris, dans le cadre d'un dialogue entre les marchés.

Catégories et dynamiques d'approvisionnement

Le calendrier de PV Montréal, en avril, le place stratégiquement entre les saisons, ce qui contribue à positionner l'événement comme une destination de sourcing plutôt qu'un salon d'achat conventionnel. Pour la deuxième édition, les organisateurs se concentrent sur la « verticalisation » de l'offre, en rassemblant le tissage, la confection, les fournitures, le cuir et les studios de design dans un écosystème plus intégré.

Parallèlement, le panel d'exposants s'étend de plus en plus à l'Europe et à l'Asie, équilibrant qualité, volume et positionnement prix pour répondre aux besoins des créateurs émergents comme des grandes marques. Bien que le salon n'en soit qu'à ses débuts, Thierry Langlais indique qu'il existe déjà des signes précurseurs d'une future expansion de la catégorie, notamment une éventuelle évolution vers les vêtements de sport, même si cela reste un projet à plus long terme.

La base manufacturière existante du Québec souligne la pertinence du salon. La région emploie encore entre 15 000 et 18 000 personnes dans la production en coupé-cousu. Selon St-Arnaud Lavoie, les exposants qui réussiront le mieux seront ceux capables de répondre à la demande de petites et moyennes quantités minimales de commande (MOQ) à des prix de milieu à haut de gamme, en adéquation avec les besoins des fabricants et des marques locales.

Ce positionnement répond également aux défis actuels de la chaîne d'approvisionnement. Les changements de sourcing étant généralement lents et complexes, PV Montréal présente le Canada comme un pôle de production intermédiaire potentiel. En effectuant le coupé-cousu au Canada, les entreprises peuvent obtenir le statut « Made in Canada », ce qui permet à leurs produits d'entrer en franchise de droits aux États-Unis dans le cadre des accords commerciaux en vigueur.

Du discours durable à la mise en œuvre

La durabilité et la production éthique restent des piliers clés de l'événement, bien que St-Arnaud Lavoie note que l'industrie en est encore à un stade relativement précoce d'adoption. Pour mmode, l'accent doit désormais être mis sur la responsabilité, en s'interrogeant sur le lieu de production des vêtements, les conditions de fabrication et leur impact environnemental. Cela inclut la prise en compte des préoccupations liées au travail forcé, à la traçabilité et à l'utilisation des ressources.

Le rôle de PV dans ce domaine est en grande partie curatorial. Tous les exposants sont validés par un comité de sélection, offrant ce que Langlais décrit comme un « label de garantie » pour le sourcing. « Nous voulons que les gens arrêtent d'en parler et commencent à agir », déclare-t-il. « Sur le salon, nous fournissons tous les outils pour s'assurer que les gens peuvent réellement mettre en pratique ce dont nous parlons depuis 20 ans. »

Le programme reflète cette approche à travers 27 conférences sur la durabilité, les infrastructures et les droits de douane. Le salon présentera également son mur de couleurs signature pour la saison printemps-été 27, développé en collaboration avec des filateurs, des tisseurs et des experts du secteur.

Les talents émergents font partie intégrante de PV. Cette année, des étudiants de cinq universités ont surcyclé des bannières en vinyle de la première édition pour créer 18 vêtements, en les combinant avec du denim recyclé. L'initiative promeut non seulement le design circulaire, mais sert également de plateforme de recrutement, le lauréat remportant un voyage à Paris.

Mesurer le succès et perspectives à long terme

Pour PV, le succès se définit par les rencontres. « J'ai tellement d'histoires de personnes qui étaient voisines sur le salon, ou d'une marque et d'un fournisseur que nous avons mis en relation et qui sont maintenant partenaires. Pour moi, c'est ça, une réussite », confie le vice-président .

En termes de données, les premiers indicateurs pour la deuxième édition sont déjà très positifs. Les participants vont des petits créateurs aux grandes marques, en passant par les fabricants, les détaillants en marque blanche et les écoles de mode.

Bien que le salon s'adresse principalement aux entreprises québécoises, son attractivité s'étend géographiquement. Le nombre d'acheteurs venant des États-Unis et de la côte ouest canadienne devrait augmenter, renforçant ainsi l'émergence de Montréal comme une destination de sourcing incontournable.

« Presque toutes les entreprises, petites ou grandes, malgré des habitudes de sourcing différentes, évoluent car elles cherchent à se rapprocher de leurs marchés », déclare St-Arnaud Lavoie. « Nous attirons donc de plus en plus d'entreprises de toutes tailles. »

Cet article a été traduit à l'aide d'un outil d'intelligence artificielle, puis vérifié et édité par un journaliste de FashionUnited.

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