Printemps : la vente bouclée d'ici juillet

Une terrible bataille opposait Maurizio Borletti, qui possède trente pour cent du groupe Le Printemps et Philippe Houzé, propriétaire des Galeries Lafayette, pour s'accaparer des 70 pour cent du groupe mis en vente par Rreef, filiale

de gestion d'actifs immobiliers de Deutsche Bank. Le suspens a pris fin: c'est Maurizio Borletti qui remporte la mise, grâce au soutien d'investisseurs qataris.

D'après Printemps : la vente bouclée d'ici juilletBernard Demarcq, secrétaire général du syndicat Ugict-CGT, Le Printemps a lancé la consultation sociale obligatoire avant une signature définitive sous quelques semaines ce mardi, à Paris, à l'issue d'un comité central d'entreprise extraordinaire. Deux réunions auront lieu en avril pour informer les représentants des salariés, qui se sont vu remettre un document faisant état du futur organigramme du groupe. Dans ce document, il est stipulé que l'actuelle équipe de direction est maintenue. C'est à dire que Maurizio Borletti a imposé sa solution.

Mauvaise nouvelle pour le patron des Galeries Lafayette qui rêvait d’acquérir son principal concurrent français. Après une première tentative, en 2006, lors de la vente par PPR du Printemps, il avait refait une proposition de rachat à Rreef, repoussée. Il avait même proposé aux qataris de s'associer avec lui. Son projet cependant inquiétait les syndicats du Printemps qui craignent que le Qatar et Houzé ne vendent les magasins de province les moins rentables et qu'ils suppriment des emplois boulevard Haussmann, en transformant le magasin en galerie commerciale. Philippe Houzé avait multiplié les rencontres à l'Elysées. Sans effet.

Pour Maurizio Borletti, détenteur jusqu'à maintenant de 30 pour cent des actions du groupe, le projet de Philippe Houzé, son concurrent direct, aurait inévitablement entraîné des synergies dans les fonctions centrales et achats qui pourraient menacer 600 postes. De plus, l'Autorité de la concurrence aurait eu à juger si les deux enseignes ont une position dominante sur le marché des touristes à Paris. Le projet Borletti avait l’avantage de conserver au Printemps toute son indépendance même s'il passe sous le pavillon du Qatar.

Un porte parole de Maurizio Borletti a indiqué que la vente pourrait être bouclé d'ici juillet. "Rreef a retenu l'offre et aucune offre concurrente ne peut lui être proposée compte tenu du caractère exclusif des négociations en cours". Les emplois des 2300 salariés du Printemps ne seraient pas menacés mais Le secrétaire général du syndicat Ugict-CGT Bernard Demarcq a exprimé ses inquiétudes concernant l'évolution de l'emploi au sein du groupe, en particulier en ce qui concerne le réseau des magasins de province.

"Le groupe Printemps n'est pas propriétaire des murs de ses magasins de province et il n'est pas certain que les investisseurs qataris aient le souhait de conserver ce réseau en l'état", a-t-il dit à Reuters.
 

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