Le rachat confirmé du Printemps par les Qataris intéresse

le parquet de Paris qui vient d’ouvrir une enquête préliminaire sur cette cession. L'intersyndicale du Printemps avait saisi le procureur de la République de Paris le 24 juin, pour dénoncer de multiples faits liés selon eux à la vente du groupe le Printemps, notamment "abus de confiance, blanchiment et corruption privée et entrave".

Les syndicats du Printemps s'étaient inquiétés, en avril, de l'identité des acquéreurs du Printemps. Si les processus de vente envisagés étaient "obscurs ou peu louables au seul profit d'intérêts financiers", les syndicats mettront tout en oeuvre "tant d'un point de vue civil que pénal pour protéger l'intérêt des salariés", avaient-ils annoncé.

L'enquête, ouverte le 28 juin, a été confiée à la brigade financière qui devra, dans un premier temps, "mieux définir les contours de l'affaire", selon médiapart. A l'issue de l'enquête préliminaire, le parquet pourra soit classer la plainte sans suite, soit ouvrir une information judiciaire et désigner un juge d'instruction.

Mercredi dernier, le groupe Printemps, qui dispose de 16 magasins en France, dont son vaisseau amiral sur les Grands Boulevards parisiens, a été cédé à Divine Investments (Disa), une société d'investissements luxembourgeoise détenue par des intérêts privés du Qatar, avait été annoncé par les acteurs de l'opération dont le montant n'a pas été spécifié. L'autorité de la concurrence française avait approuvé cette acquisition le 22 juillet. Selon le site d'information Médiapart, le montant de la cession du Printemps atteindrait 1,6 milliard d'euros. Il avait été cédé auparavant en octobre 2006 par PPR pour 1,075 milliard d'euros. La France accueille environ 10 pour cent des investissements de l'émirat du Qatar à l'étranger.
 

Sur le même sujet

PLUS D'ACTUALITÉ

 

LES DERNIÈRES ANNONCES D'EMPLOI

 

LES PLUS CONSULTÉS