• Home
  • Actualite
  • Business
  • Accusée de « Russophobie » par certains influenceurs, Chanel réagit

Accusée de « Russophobie » par certains influenceurs, Chanel réagit

By Sharon Camara

6 avr. 2022

Business

Crédit : Chanel, collection prêt-à-porter AH 2022/2023.

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 24 février dernier, les sanctions de la communauté internationale se multiplient contre le Kremlin, poussant de nombreuses grandes entreprises à fermer, temporairement, leurs portes dans le pays.

C’est le cas de Chanel qui a annoncé, dès les débuts du conflit, la fermeture temporaire de ses boutiques en Russie. Pour la marque de luxe française, l’engagement semble être allé plus loin puisque certains influenceurs russes, vivant en dehors du pays ont déclaré avoir été empêché d’acheter des pièces de la marque, à cause de leurs origines. Comme le rapporte le magazine américain Fortune, la décoratrice d’intérieur et influençeuse, Liza Litvin, s’est vue refuser l’achat d’un sac Chanel dans un centre commercial de Dubaï tout comme Anna Kalashnikova, une célèbre influenceuse russe qui a vécu une scène similaire toujours à Dubaï.

L’application des sanctions internationales

Accusé de « Russophobie », la marque de luxe a réagi dans un communiqué, indiquant sa volonté de respecter scrupuleusement les règles et sanctions appliquées par la communauté internationale : « Chanel est une société internationale. En tant que telle, elle se conforme à toutes les lois applicables à ses activités et à ses employés dans le monde entier, y compris les lois sur les sanctions commerciales. En ce qui concerne les différentes sanctions émises par l'UE, le Royaume-Uni, les États-Unis, la Suisse en relation avec la Russie et la Biélorussie, il est interdit à Chanel de transiger avec certaines personnes physiques et morales désignées. En outre, les lois de sanctions les plus récentes de l'UE et de la Suisse comprennent une interdiction de vente, fourniture, transfert ou exportation, directement ou indirectement, de produits de luxe à toute personne physique ou morale, entité ou organisme en Russie ou pour une utilisation en Russie ».

La marque justifie ainsi cette décision de ne pas vendre d’articles à des clients Russes, même à l’étranger, de crainte que ces pièces se retrouvent par la suite dans le pays.

Chanel reconnaît toutefois que cette méthode a pu choquer certains clients et s’engage à adopter une autre stratégie : « Nous sommes conscients que ce processus d'interprétation de la loi a déçu certains de nos clients. Nous travaillons actuellement à l'amélioration de cette approche et nous nous excusons pour tout malentendu que cela a pu causer, car l'accueil de tous nos clients, d'où qu'ils viennent, est une priorité pour Chanel ».

En plus de Chanel, beaucoup de marques de luxe et de mode ont quitté temporairement la Russie, conformément aux sanctions de la communauté internationale. Parmi elles, Hermès, Prada et Swarovski. Les enseignes de fast fashion H&M et Mango ont également appliqué ces sanctions.