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Condé Nast accepte de payer plusieurs millions pour régler une plainte collective de stagiaires

By Herve Dewintre

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Les stagiaires sous-payés de tous pays y verront surement un symbole puissant ainsi qu'une reconnaissance de leur travail effectif au plus haut niveau. Quant aux employeurs, cela ouvrira surement le débat sur la place du stagiaire en entreprise, car à défaut de rémunération, certains grands groupes auront peut être à cœur de signaler qu'un stage au sein de leurs locaux a une grande valeur dans un CV. Valeur, dont il faut prendre compte dans le sentiment générale qu'inspire cette affaire.

Le grand groupe de presse américain Condé Nast (propriétaire entre autres de Vogue, GQ, le New Yorker ou encore Vanity Fair) vient d'accepter de verser une somme importante : 5,8 millions de dollars ( 4,6 millions d'euros) afin de régler une plainte collective de stagiaires qui reprochent au groupe de presse de n'avoir pas respecté la législation sur le travail.

Le grief principal des stagiaires : ils estimaient avoir été sous-payés durant leurs stages, c'est à dire largement en dessous du salaire minimal. Une plainte collective avait été déposée en juin 2013 par deux stagiaires. Devant la menace d'un procès, Conde Nast a cédé et et a préféré régler le dossier avant son passage devant les tribunaux avec un accord financier.

Des indemnités inférieures à celles des stagiaires français

L'entente s'appliquera à 7500 stagiaires qui ont travaillé pour le groupe de presse depuis 2007. Chacun touchera entre 700 et 1900 dollars. Les deux stagiaires qui sont à l'origine de cette affaire sont Matthew Leib qui avait travaillé deux étés pour le New Yorker. Il avait touché pour chaque été entre 220 à 360 euros. Lauren Ballinger avait quant à elle travaillé l'été 2009 pour le titre W. Selon ses déclarations elle avait été 1 dollar de l’heure. Une somme bien inférieure à celle allouée aux stagiaires français, puisque d’après une étude menée par AJ Stage et publiée par le Figaro Etudiant, ceux ci toucheraient en moyenne 680 euros par mois. Un chiffre à prendre avec des pincettes car il ne reflète pas la disparité des traitements suivants les secteurs. Ainsi, dans le secteur de l'édition, les stagiaires touchent en moyenne 461 euros par mois. Un chiffre qui monte à 987 euros pour les banques et les assurances.

Après cette plainte, Condé Nast avait mis fin aux stages afin d'aplanir les aspérités mises en avant par ce genre d'affaires nuisant à l'image d'un groupe qui a toujours souhaité incarner une certaine image de la puissance et du prestige. Le groupe est d'ailleurs en train de quitter ses locaux de Times Square pour d’emménager au sein du One World Trade Center, treize ans après les attentats du 11 septembre. les équipes occuperont les étages 20 à 44. Un autre symbole.

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