Décembre 2024 et bilan de l'année : un léger mieux pour les chiffres de l'habillement-textile en France
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C'est sur une tendance positive que s'est clôturée, en France, l'année 2024 pour les distributeurs de l'habillement et du textile avec une légère hausse de 0,3 % des chiffres d’affaires de décembre, selon les résultats définitifs de l'IFM Panel.
Bien que les ventes du dernier mois de l’année 2024 soient légèrement supérieures à celles de la même période en 2023, décembre n'aura pas été simple pour tous les circuits de distribution. Les pure players et cataloguistes (source FEVAD) enregistrent ainsi une hausse 6,1 %, tandis que les hypers et supermarchés accusent un recul de 7,6 % et que les grands magasins (magasins populaires compris) affichent une croissance de + 5,8 %.
Si l'on regarde l'année dans son ensemble, 2024 aura été le témoin d'un léger mieux pour le secteur. Sur l'ensemble de l'année, les ventes ont bénéficié d’une légère hausse de 0,1 % en valeur par rapport à 2023, mais les chiffres d’affaires générés restent en moyenne inférieurs de 5,5 % à ceux de 2019 (période pré-covid de référence). Les chaînes grande diffusion, les pure players et les cataloguistes sont les seuls à avoir bénéficié d’une hausse du chiffre d’affaires par rapport à 2019 (+ 10,8 % pour les premiers et + 0,5 % pour les seconds).
Retour à la hausse des ventes en ligne
De manière générale, les ventes en ligne ont retrouvé une tendance positive en 2024 (+ 1,7 % en moyenne pour tous les circuits de distribution, par rapport à 2023). L'IFM rappelle que les années 2022 et 2023 avaient enregistré un repli, succédant aux années 2020 et 2021, marquées par un essor particulièrement soutenu du e-commerce. Les ventes sur Internet de 2024 ont été supérieures de 9,2 % à celles de 2019.
Selon l'IFM Panel, l'avenir offre des perspectives « très incertaines ». 2024 a été l'année d'une transformation profonde de l’écosystème de la mode, laquelle avait déjà commencé il a plusieurs années. On a ainsi assisté à la confirmation de la montée de la seconde et à une demande accrue de la part du consommateur pour une mode véritablement durable, bien que ultra-fast-fashion (Shein en tête), continue sa croissance grâce à ses bas-prix.