Le groupe textile français Éminence compte s'appuyer sur les sous-vêtements sport et le bio pour maintenir sa croissance en 2018, a expliqué son président Dominique Seau. Le groupe, propriétaire des marques Athena, Éminence, et Liabel en Italie, prévoit une croissance de 3% de son chiffre d'affaires en 2017, à 129 millions d'euros alors que celui du secteur est en baisse de 4% sur le sous-vêtement masculin, où Éminence fait 95% de ses ventes, et de 2% sur la lingerie féminine.

Le marché de la lingerie est en difficulté depuis plusieurs années à cause de la guerre des prix que se livrent les distributeurs et internet. Pour le président d'Éminence, Dominique Seau, il y a une "perte des repères sur les prix" qui pénalise les industriels. De plus, face à l'érosion des marges, les grandes surfaces ont tendance à diminuer l'espace dévolu aux produits non alimentaires. Pour se démarquer Éminence cherche à innover et à "limiter les promotions", quitte à "perdre des ventes". "Nous ne serons jamais les moins chers", a résumé Dominique Seau, expliquant que sa société avait connu "une bonne année" parce qu'elle a su se placer "sur les créneaux qui fonctionnent bien", notamment le sport.

A travers sa marque Athena, le groupe veut "démocratiser" le sous-vêtement sportif au-delà de la salle de sport et compte encore sur ce secteur pour maintenir sa croissance pour 2018. A cet effet, il va prochainement sortir un boxer sport en coton. Autre relais de croissance, selon M. Seau: le bio. "Il y a de plus en plus d'allergies et de plus en plus d'inquiétude sur la provenance des produits", a-t-il expliqué.

Le coton sera garanti sans pesticide et répondra aux normes de commerce équitable. Sur le féminin, M. Seau a dévoilé plusieurs nouveaux produits, notamment des sous-vêtements taille unique pouvant aller du 38 au 46, grâce à une matière particulièrement élastique Au niveau mondial, le groupe Éminence emploie un peu moins de 900 personnes, dont presque 500 en France, et produit 25 millions de pièces par an. (AFP)