Foot Locker déçoit et entraîne dans sa chute Nike et Under Armour

Les performances du vendeur de chaussures de sport Foot Locker au deuxième trimestre ont déçu vendredi, alimentant les inquiétudes des investisseurs sur l'ensemble des chaînes de magasins du secteur.

A la Bourse de New York vers 15H15 GMT, le titre de Foot Locker plongeait de 26,88 pour cent à 34,88 dollars. L'action de Nike reculait dans la foulée de 4,32 pour cent à 54,98 dollars, plombant ainsi l'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones, dont il fait partie. Le titre de l'équipementier sportif à la mode Under Armour cédait 4,31 pour cent à 17,04 dollars.

Le bénéfice net de Foot Locker au deuxième trimestre a été divisé par plus de deux sur un an, à 51 millions de dollars. Ajusté par action et hors élément exceptionnel, la mesure préférée à Wall Street, il ressort à 62 cents, soit bien moins que les 90 cents attendus en moyenne par les analystes. Son chiffre d'affaires s'est replié de 4,4 pour cent, à 1,7 milliard de dollars, sur la période.

Surtout, les ventes à nombre de magasins comparables, un baromètre particulièrement regardé dans le secteur, ont baissé de 6 pour cent. "Les ventes de quelques récents modèles phares n'atteignent pas nos attentes", a reconnu le patron du groupe, Richard Johnson, dans un communiqué. "Nous avons aussi été affectés par la disponibilité limitée de nouveaux produits novateurs sur le marché", a-t-il ajouté. "Nous pensons que cette tendance dans le secteur persistera tout 2017 et nous nous attendons à ce que les ventes à nombre de magasins comparable baissent encore de 3 pour cent à 4 pour cent d'ici la fin de l'année".

Le groupe, a indiqué M. Johnson, tente d'ajuster rapidement ses opérations "aux changements observés dans le secteur de la distribution, où les clients changent de source d'inspiration ou d'influence plus vite que jamais". Les problèmes de Foot Locker confirment les difficultés des réseaux de distribution classiques aux Etats-Unis.

Dick's Sporting Goods, une autre chaîne d'articles de sport, a ainsi révisé mardi à la baisse ses prévisions pour l'ensemble de l'année. Son PDG Edward Stack a estimé lors d'une conférence téléphonique que beaucoup de responsables du secteur des articles de sport étaient "pris de panique" face à un "environnement difficile".

Et Nike, après des années de refus, a finalement accepté fin juin de vendre directement ses baskets sur le site de ventes en ligne Amazon afin de tenter d'enrayer la baisse de son chiffre d'affaires. (AFP)

Photo: Foot Locker Facebook

 

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