Grâce à sa division Mode et Maroquinerie, LVMH limite l'érosion de ses ventes au 3e trimestre

Paris - Porté par un bond de sa division Mode et Maroquinerie et le dynamisme de l’Asie, le numéro un mondial du luxe LVMH a dépassé les attentes au troisième trimestre et limité l’érosion de ses ventes générée par la pandémie.

Au sein de cette année “inhabituelle et difficile”, le groupe a fait preuve d’une “bonne résilience” avec de meilleures performances” à tous les niveaux et des “améliorations dans toutes les régions”, a résumé Christopher Hollis, directeur de la communication financière, lors d’une conférence téléphonique.

Le chiffre d’affaires au 3e trimestre a atteint 11,955 milliards d’euros entre juillet et septembre 2020, en recul de 7 pour cent en données organiques. Ce chiffre d’affaires est supérieur aux consensus établis par les agences Bloomberg et Factset, qui tablaient respectivement sur 11,698 et 11,397 milliards. En données publiées, son recul est de 10,22 pour cent.

Cette performance prend d’autant plus de relief que l’année 2019, qui sert de base de comparaison, avait été record pour le leader du luxe. Sur les neuf premiers mois de l’année, la première capitalisation boursière française totalise 30,348 milliards d’euros de ventes, soit une baisse de 21 pour cent (en données organiques et publiées).

Par secteurs d’activité, la Mode et Maroquinerie - sa division phare - se distingue avec des ventes qui s’établissent à 5,945 milliards sur le trimestre, là ou le consensus de Bloomberg prévoyait 5,26 milliards, et un bond de 12 pour cent en données organiques. Une réussite dont l’origine est à chercher en premier lieu dans les performances de Louis Vuitton et Christian Dior Couture.

Sur neuf mois, cette division engrange 13,934 milliards d’euros (-11 pour cent en organique), la Distribution Sélective (Sephora, DFS) 7,176 milliards (-31 pour cent) et les Vins et Spiritueux 3,349 milliard d’euros (-15 pour cent).

“Boule de cristal cassée”

Cette publication “confirme notre impression d’un été solide pour les produits de luxe” à l’instar de la performance enregistré par la division Mode et Maroquinerie de LVMH et ce, en dépit de l’incertitude qui règne en Europe sur le plan sanitaire, a noté Luca Solca, analyste Luxe chez Bernstein. L’activité en Asie reste également une locomotive avec une progression de 13 pour cent de la croissance organique au 3e trimestre.

Pour autant, le groupe s’est gardé de tout triomphalisme pour la suite. “Dans un contexte très perturbé, marqué par des incertitudes économiques et sanitaires qui perdurent, LVMH continuera de faire preuve de vigilance et de renforcer sa politique de maîtrise des coûts et de sélectivité des investissements”, explique-t-il dans son communiqué.

“La boule de cristal est cassée” car “la situation reste complexe”, a ironisé Jean-Jacques Guiony, directeur financier du groupe, au cours de la conférence téléphonique, en évoquant notamment la Chine ou la demande intérieure est très positive mais où il reste de sérieuses barrière quant à la possibilité de faire des achats hors du pays.

Le groupe est en revanche resté très discret concernant son contentieux avec Tiffany, qui a conduit à la rupture de leurs fiançailles, alors même que le joaillier a surpris nombres d’analystes financiers jeudi en publiant des résultats sur deux mois seulement, rompant avec des publications normalement trimestrielles, qui mettaient en avant un rebond de leurs ventes. Se refusant à tout commentaire, LVMH s’est contenté de rappeler que le procès se tiendrait le 5 janvier devant Cour de Justice du Delaware. (AFP)

Crédit : Louis Vuitton, campagne Nicolas Ghesquière

 

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