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Habillement: soutien du gouvernement au projet de reprise de Mim par ses salariés

Le gouvernement s'est engagé mardi à soutenir financièrement le projet de reprise, par ses salariés, de l'enseigne de mode à petits prix Mim, à la veille d'une décision cruciale pour l'entreprise, qui risque la liquidation, a appris l'AFP.

Ce projet de Scop est la dernière chance pour sauver cette entreprise d'environ 1.400 salariés, dont à peine un tiers des 233 points de vente doivent être rachetés par l'enseigne suisse Tally Weijl, en association avec le Français Etam.

Le tribunal de commerce de Bobigny doit dire mercredi en début d'après-midi s'il ordonne la liquidation de Mim, avec cessation immédiate de l'activité, ou autorise sa poursuite, le temps pour les salariés de présenter leur projet de Société coopérative de production (Scop), qui doit permettre de sauver 650 emplois, a expliqué à l'AFP Isabelle Velila, déléguée du personnel Seci-Unsa. "Nous avons demandé au tribunal un délai de trois semaines pour nous permettre de finaliser notre projet", a-t-elle ajouté, précisant que l'entreprise avait besoin de 5,6 millions d'euros pour repartir.

Dans un courrier dont l'AFP a eu copie, le secrétaire d'Etat à l'Industrie Christophe Sirugue a assuré le président du tribunal que l'Etat était "prêt à s'engager pour soutenir ce projet, en examinant sans délai l'octroi d'un prêt du Fonds de développement économique et social". "Dans ses conditions", a-t-il poursuivi, "il serait souhaitable que le tribunal accorde un délai supplémentaire et autorise la poursuite de l'activité".

L'enseigne, fondée en 1976, avait été placée en redressement judiciaire en novembre après avoir connu des rachats successifs qui s'étaient traduits par une dégradation de sa situation financière, dans un contexte morose pour le secteur de l'habillement. Mme Velila a regretté qu'à l'exception de Benoît Hamon (PS), aucun candidat de premier plan n'est manifesté son soutien à l'entreprise.

Le sort de l'enseigne, certes moins connue que Vivarte (La Halle, Caroll, André, Naf Naf), a toutefois retenu l'attention de l'Elysée qui doit recevoir les représentants du personnel le 27 avril: "Même si tout s'arrête demain, j'irai au rendez-vous", a affirmé la déléguée du personnel. (AFP)