La Cour permanente d'arbitrage a accepté d'examiner le différend entre des marques et détaillants mondiaux et des syndicats de travailleurs de l'industrie textile au Bangladesh, après l'effondrement du bâtiment Rana Plaza qui avait fait plus de 1000 morts en 2013.

La CPA "a décidé que les conditions préalables à l'arbitrage... avaient été respectées" et qu'"en conséquence, les demandes ont été jugées recevables et comme relevant de la compétence du Tribunal", a annoncé dans un communiqué lundi la juridiction internationale située à La Haye.

En avril 2013, le tragique effondrement d'un immeuble du secteur textile au Bangladesh, le Rana Plaza, avait fait 1.127 morts, jetant la lumière sur les conditions de travail déplorables des employés de cette industrie. L'arbitrage sera rendu en vertu d'un accord conclu à la suite de la tragédie du Rana Plaza entre d'une part, des marques et détaillants mondiaux et, d'autre part, des syndicats de travailleurs de l'industrie textile au Bangladesh.

L'article 5 de l'accord, crée "afin d'établir un programme sur la sécurité-incendie et la sécurité des bâtiments destinés aux travailleurs de l'industrie textile au Bangladesh" prévoit que "les différends soient soumis à l'arbitrage", a indiqué la CPA.

"La phase sur le fond de cet arbitrage va désormais débuter" et des audiences, qui se tiendront à huis clos pour protéger comme le veut l'accord la "réputation des entreprises", sont prévues au cours du premier semestre de 2018, a indiqué la CPA.

Le Bangladesh est le deuxième exportateur mondial de vêtements, derrière la Chine, en raison de la modicité des salaires et d'une main-d'oeuvre abondante. Mais les conditions de travail et les normes de sécurité dans cette industrie sont dénoncées depuis des années par les ONG. (AFP)

 

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