Dacca - Le Bangladesh a fermé jeudi ses filatures de jute non rentables et licencié 25.000 salariés, le gouvernement expliquant que ces entreprises publiques ne pouvaient plus soutenir la concurrence du secteur privé.

Le jute, une fibre végétale tressé de manière rustique, a gagné en popularité depuis une dizaine d'années après un long déclin car les sacs en jute sont une solution de rechange écologique aux sacs en plastique. Mais les filatures gérées par l'Etat ont du mal à dégager des bénéfices et entrent en concurrence avec quelque 250 filatures privées plus petites employant 300.000 personnes.

"De 1972 à 2019 ces filatures (d'Etat) n'ont été profitables que pendant quatre ans", a expliqué à l'AFP le patron du conglomérat qui gère ces entreprises publiques, Abdur Rouf. "Elles ont subi des pertes le reste du temps".

Ces licenciements massifs interviennent au moment où ce pays pauvre se trouve confronté aux effets de la pandémie de coronavirus, qui a beaucoup affecté les exportations textiles, les grands groupes d'habillement ayant annulé ou réduit leurs commandes. Mais des responsables ont affirmé à l'AFP que les licenciements actuels n'étaient pas liés directement à la pandémie.

Les 24.866 travailleurs licenciés ont reçu des indemnités de départ d'un montant total de 590 millions de dollars, a indiqué le gouvernement. L'industrie du jute au Bangladesh générère environ un milliard de dollars de chiffres d'affaires annuel.

La plus ancienne filature de jute du Bangladesh, la firme publique Adamjee Jute Mill, a fermé ses portes en 2002 et supprimé quelque 27.000 emplois après 50 ans d'activité.(AFP)

 

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