Le groupe Deveaux précise ses axes de développement

Le groupe Deveaux est emblématique dans le paysage du textile-habillement français. Il compte parmi les plus anciennes entreprises textiles françaises, né il y a plus de 200 ans et située à Saint-Vincent-de-Reins, dans le Rhône, au cœur d’un bassin textile autrefois florissant. Deveaux réunit trois marques (Deveaux, Sprintex et Ercea), ainsi que deux filiales de teinture et une autre de tricotage. Le groupe est le seul en France, dans un environnement particulièrement concurrentiel, à avoir maintenu une production d’écossais et jacquard tissés-teints et de maille à grande échelle. Mais aussi à avoir réussi l’intégration de sa distribution, avec l’acquisition des réseaux Armand Thiery et Jacqueline Riu. Il réalise en moyenne 60 pour cent de son chiffre à l’export, et même cent pour 100 pour cent ces derniers mois. A l’aube de cette nouvelle année 2019, Lucien Deveaux, président du groupe Deveaux, mais aussi de Première Vision et du Défi, précise les grands axes de développement de son groupe.

L’impression numérique en est un et non des moindres. Un enjeu crucial pour un industriel du tissu qui réalise 600 dessins exclusifs par an. « Le groupe a investi 12 millions d’euros pour réaliser cette transformation, aujourd’hui achevée. J’ai hésité, je me demandais si le consommateur comprendrait, percevrait cette valeur ajoutée, et donc accepterait l’écart de prix de nos produits puisque l’impression numérique permet de jouer sur un millier de couleurs au lieu d’une douzaine avec l’impression classique. Mais il a adhéré et cette mutation est un succès. La révolution technique du textile d’habillement réside dans l’impression, cela permet aussi d’être plus réactif, de proposer des tous plus personnalisés » commente Lucien Deveaux.

Deveaux a achevé sa mutation dans l’impression numérique

Zara, Mango, Inditex, le groupe Beaumanoir et bien d’autres font partie des clients majeurs de Deveaux. Mais les tissus du groupe desservent aussi les deux enseignes Armand Thiery et Jacqueline Riu, servant à la fabrication de leurs collections. Ces réseaux sont l’autre enjeu de la galaxie Deveaux dans l’avenir : « Nous voulons contrôler davantage notre distribution. Beaucoup de nos enseignes sont en partenariat, notre volonté est de racheter pour gérer en direct les points de vente de centre-ville » explique Lucien Deveaux.

Au global, les deux enseignes déclinent 800 à 1000 boutiques, comprenant le réseau Jacqueline Riu (200 points vente) et Armand Thiery, essentiellement en France, mais aussi en Belgique. La moitié est située en centre-ville, l’autre dans les centres commerciaux, sans compter les nouveaux emplacements qui privilégient actuellement les zones périphériques.

Images : lucien deveaux

 

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