Londres - Les chaînes d’habillement britanniques Peacocks et Jaeger, qui appartiennent au groupe EWM du milliardaire Philip Day, ont déposé le bilan, ce qui menace 4 700 emplois environ, a confirmé à l’AFP un porte-parole jeudi.

La faillite a été précipitée par la pandémie de nouveau coronavirus et surtout par le deuxième confinement qui a forcé les magasins jugés non essentiels à fermer leurs portes le 5 novembre jusqu’au moins au 2 décembre, en pleine période cruciale des achats de Noël.

Faillite de Peacocks et Jaeger

Les enseignes, qui comptent un total de 500 boutiques, ont choisi FRP Advisory pour administrer leur faillite, selon un porte-parole de ce cabinet. Le groupe EWM avait déjà placé la marque de pulls écossais Edinburgh Woollen Mill et les magasins de décoration Ponden Home en redressement judiciaire plus tôt ce mois-ci.

Les administrateurs précisent qu’aucun licenciement n’est pour l’instant confirmé. Avec son siège à Cardiff, Peacocks compte 423 magasins et 4 369 employés, tandis que Jaeger, racheté par M. Day en 2017, affiche 76 lieux de vente pour 347 employés.

EWM espérait trouver un repreneur pour Peacocks et Jaeger mais la pandémie a précipité le dépôt de bilan, même si l’administrateur Tony Wright de FRP reste optimiste.

“Jaeger et Peacocks sont des marques attractives qui ont eu à faire face aux mêmes difficultés bien connues que d’autres commerces”, a-t-il fait valoir, se disant “en discussions avancées” avec plusieurs possibles repreneurs.

Le secteur de la distribution était déjà en crise avant la pandémie au Royaume-Uni, à cause de la concurrence d’internet et d’une forte concurrence sur les prix.

C’est aussi l’un de ceux qui a été le plus frappé par la crise sanitaire à cause d’une fermeture des magasins non essentiels de fin mars à mi-juin, et de mesures de reconfinement de durée et d’ampleur variables à travers de très nombreuses régions du Royaume-Uni, et toute l’Angleterre.

Dans une étude publiée jeudi, l’Office national des statistiques constate qu’une entreprise sur 7 au Royaume-Uni pourrait ne pas survivre aux trois prochains mois en raison du reconfinement de l’Angleterre. Entre juillet et septembre, le Royaume-Uni a enregistré 314 000 licenciements. Il s’agit d’un bond de 181 000 par rapport au deuxième trimestre, et d’un chiffre qui dépasse les niveaux observés début 2009, dans la foulée de la crise financière de 2008.

Le taux de chômage pour les trois mois achevés en septembre a grimpé à 4,8 pour cent, contre 4,5 pour cent à fin août. (AFP)

 

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