Grenoble - Le tribunal de commerce de Grenoble doit désigner mardi le futur repreneur de l'enseigne de chaussures André (groupe Spartoo), placée en redressement judiciaire début avril en raison de la crise du Covid-19, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Jeudi, une audience au tribunal de commerce de Grenoble a réuni les représentants de l'entreprise et ceux de l'unique candidat déclaré à sa reprise, l'ancien PDG de la marque entre 2005 et 2013 François Feijoo, pour évoquer l'offre déposée.

"La plupart des parties prenantes ont vraiment envie que cette reprise soit effective. Chacun a relevé que c'est une offre inespérée en ces temps de crise", a réagi Marlone Zard, l'avocat du Comité social et économique (CSE) de l'entreprise.

"Le conseil des salariés approuve cette offre cohérente, qui n'est pas faite par n'importe qui", a-t-il ajouté à l'issue de l'audience qui s'est tenue jeudi matin.

L'offre déposée, d'un montant de 7,8 millions d'euros, comprend la reprise de 55 magasins - sur 180 points de vente en France -, le licenciement de 188 salariés et le maintien de 221 d'entre eux.

"Seuls les salariés dont les magasins seront repris verront leur emploi conservé", a précisé Christophe Martin, délégué central CGT de l'entreprise. Les dossiers des trois autres candidats sur les rangs n'ont pas été retenus. Si elle était validée par le tribunal de commerce mardi 28 juillet, la reprise d'André par François Feijoo serait effective au 1er août.

L'enseigne a été placée en redressement judiciaire le 1er avril après avoir enregistré une perte de près de 4 millions d'euros en quinze jours, après la fermeture de l'ensemble de ses magasins.

Achetée en 2018 par le site de vente en ligne Spartoo, André a réalisé en 2019 un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros, mais a essuyé dans le même temps des pertes telles - 10 millions d'euros - que l'enseigne avait dû déposer le bilan le 23 mars. (AFP)

 

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