Longchamp : « La production en France est essentielle »

Très bonne nouvelle pour les vendéens, pour l’activité industrielle et pour le rayonnement du « made in France » : la célèbre marque de maroquinerie Longchamp vient d’annoncer la construction d’un grand site de production -7000 mètres carrés -sur la commune de Pouzauges, à quelques kilomètres de Cholet. 100 personnes y travailleront à terme.

Une destination qui n’a rien de surprenant car ce département situé dans la province historique du Poitou n’est pas seulement la patrie de la légendaire chouannerie mais aussi une grande terre de maroquinerie. Dans l’Ouest, la marque parisienne au cheval de course compte de nombreux ateliers, avec un effectif total de plus de 800 salariés repartis entre Segré (Vendée), Ernée Château-Gontier (Mayenne) et Rémalard (Orne). Dans chacune de ces communes, l’entreprise dispose d’ateliers-écoles.

Longchamp remplacera donc par ce nouveau site flambant neuf (il sera actif fin 2018) celui situé de Montournais, une commune voisine, où 70 personnes travaillent actuellement à temps plein. Un investissement qui complète la mise en place, l’année dernière, d’une vaste plate-forme logistique à Segré dans le Pays de la Loire, plate forme où transitent les matières premières de la marque, sans parler des expéditions.

50 opérations sur un sac « Pliage »

Toutes les équipes de Montournais seront relogées dans l’atelier nouvelle génération de la commune de Pouzauges qui sera également dotée d'un atelier-école permettant la formation et l’intégration des personnes recrutées. Il faut en effet une solide formation spécifique pour réaliser les nombreuses opérations de réalisation d'un sac Longchamp (découpe de la matière première, teinture, piqure, ponçage, pose de la bouclerie, des dorures, des poinçons, de la glissière etc. Un sac Pliage nécessite par exemple 50 observations.

Longchamp : « La production en France est essentielle »

« Cela demande pas mal d'efforts », souligne Jean Cassegrain, le directeur général de l'entreprise au journal Les Echos. « Mais la production en France est essentielle (l’entreprise fait également fabriquer à l’Ile Maurice, en Chine, en Tunisie, au Maroc et en Roumanie ndlr) car c'est là que s'effectue la mise au point de nos nouvelles méthodes, moteur de notre savoir-faire. Nous avons aussi besoin d'une force de frappe de proximité pour la réactivité. ».

Un investissement important donc, mais nécessaire pour accompagner la forte croissance de l'entreprise dont le chiffre d'affaires a progressé de 8 pour en 2014, pour atteindre 495 millions d'euros. L’année 2015 devrait également être excellente avec une croissance à deux chiffres.

 

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