LVMH veut investir massivement dans le digital
Dans le livre d’entretien qu’il accorda au journaliste Yves Messarovitch, Bernard Arnault avouait un grand regret: ne pas avoir investi, lorsqu’il en avait eu l’occasion, dans Microsoft. Pourtant le patron de LVMH était déjà (le livre fut publié en 1999) un fervent amateur des nouvelles technologies et un grand admirateur de Bill Gates. Le propriétaire de Louis Vuitton et de Christian Dior croyait dur comme fer à la possibilité de monter des sociétés qui fonctionneraient uniquement sur le web: il avait par exemple voulu lancer une banque en ligne ; le projet s’appelait Thebank. Hélas, la bulle du net éclata en 2000, affectant durablement toutes les valeurs liées au digital. C’est ce qui explique peut être le fait que le luxe mit tant de résistances à s’approprier les multiples possibilités d’internet au cours de la décennie suivante.
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