Le Maroc et la Tunisie, en quête d’une meilleure visibilité, ont choisi d’unir leur savoir-faire pour se renforcer à l’échelle mondiale. Le secteur du textile et de l’habillement est une insdustrie clé pour les équilibres socio-économiques des deux pays qui, ensemble, regroupent un total de 3 500 entreprises, 336 000 salariés et exportent pour de 5,2 milliards d’euros.

Le 2 mai dernier à Tunis, les industriels marocains et tunisiens du secteur ont confirmé la volonté de leurs organisations professionnelles respectives, soit l’Association Marocaine des Industries du Textile et de l’Habillement (AMITH) dirigée par Mohamed Tazi et la Fédération Tunisienne du Textile et de l’Habillement (FTTH) dirigée par Néjib Karafi , de développer une étroite coopération entre elles dans le but de renforcer la compétitivité de leurs entreprises, d’améliorer et d’assainir leur environnement concurrentiel international, mais aussi de conquérir de nouvelles parts dans les marchés européens.

Un communiqué signé par les deux entités, indique une coopération qui s’exercera sous la forme de rencontres périodiques et d’opérations conjointes qui portera notamment sur les nouvelles technologies, la R&D, l’Industrie 4.0, la formation professionnelle, la promotion des exportations, la règlementation douanière et la concurrence déloyale.

De ce fait, le médiateur et expert en stratégie de développement international, Jean-François Limantour, qui joue un rôle majeur dans ce nouvel accord, prend en exemple les entreprises textiles tunisiennes qui souffrent d’une « concurrence déloyale » notamment de pays comme Le Bangladesh ou le Cambodge qui bénéficient de régimes douaniers plus avantageux avec l’Union européenne.

Pour plus d’information, retrouvez l’interview de Jean-François Limantour publiée le 23 mai sur notre site.