Le comité d'entreprise de New Look a approuvé lundi avec le liquidateur un plan social d'un montant total de 2,5 millions d'euros, auquel s'ajoute un million débloqué par le ministère du Travail pour le reclassement, a indiqué mardi à l'AFP l'avocate des salariés.

« Ces dispositions sont le fruit de la ténacité des représentants du personnel depuis des mois, soutenus par une partie du personnel qui a même occupé, à partir du 21 juin, plusieurs magasins de l'enseigne », avance le syndicat SUD Commerce dans un communiqué.

« Le ministère du Travail va activer une procédure de plan grand licenciement, ce qui débloque un fonds pour la prise en charge de l'antenne emploi à hauteur de 1 million d'euros », a déclaré à l'AFP Judith Krivine, avocate des salariés. « C'est une victoire, mais c'est aussi scandaleux que ce soit l'Etat, et donc les contribuables, qui soient mis à contribution alors que l'actionnaire anglais a refusé d'abonder le plan social », a-t-elle ajouté.

Les quelque 400 salariés de New Look, qui compte une trentaine de magasins en France, doivent recevoir dans les jours qui viennent leur lettre de licenciement, après la liquidation prononcée le 28 juin par le tribunal de commerce de Paris.

Les conditions de licenciement sont a minima, faute d'engagement accru de l'actionnaire anglais. Le plan social de 2,5 millions est affecté aux mesures d'accompagnement (formation, aide à la création d'entreprise etc.).

« Face à la fin de non-recevoir de la direction anglaise quant à l'indemnisation des salariés ainsi lésés, nous comptons engager des actions visant notamment à lui faire assumer sa responsabilité », assure le syndicat Sud Commerce.

Des actions de salariés devant les prud'hommes ainsi qu'une action en responsabilité devant le tribunal de commerce sont envisagées, selon Judith Krivine.

« Alors que les suppressions d'emplois sont légion dans l'habillement, la grande distribution et désormais l'ameublement, les New Look ont démontré qu'une lutte déterminée, même minoritaire, pouvait renverser une situation jugée inexpugnable », souligne Sud Commerce.

Le groupe britannique a déjà fermé tous ses magasins en Chine et en Belgique. Au Royaume-Uni, il avait annoncé il y a un an la fermeture de 60 magasins et la suppression de 980 emplois. (AFP)

 

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