Orchestra-Prémaman voit ses pertes s'aggraver au premier semestre 2019-20

Paris - Le spécialiste français des vêtements pour enfants Orchestra-Prémaman, placé fin septembre en procédure de sauvegarde pour six mois en raison de difficultés financières, a vu ses pertes s'aggraver lourdement au premier semestre de son exercice décalé, a-t-il annoncé vendredi.

Priorisé la génération de trésorerie au détriment de la rentabilité

Au 31 août, le groupe a enregistré une perte nette de 95,7 millions d'euros au premier semestre 2019-2020, contre une perte de 19,4 millions d'euros au premier semestre de l'exercice précédent, précise-t-il dans un communiqué.

Cette aggravation s'explique notamment, selon l'entreprise, par la prise en compte de la nouvelle norme comptable IFRS16 ainsi que par la dépréciation de ses actifs.

Selon le communiqué, le groupe a choisi d'opter en priorité pendant cette période sur « la génération de trésorerie au détriment de la rentabilité opérationnelle ».

Au cours de la même période, la société a réalisé un chiffre d'affaires consolidé de 280,9 millions d'euros, en augmentation de 0,9 pour cent par rapport à la même période de l'exercice précédent.

Cette performance, « réalisée en dépit d'un contexte de marché difficile » note le groupe, s'explique principalement « par un positionnement prix optimisé et des opérations marketing différenciantes », estime Orchestra-Prémaman, dirigé par l'homme d'affaires Pierre Mestre.

L'activité en ligne continue son expansion (+30,3 pour cent), soutenue notamment par la puériculture (+38,3 pour cent).

La marge brute du groupe ressort en baisse, à 123,4 millions d'euros, en raison de la mise en place « d'une politique de prix agressive favorisant la génération de trésorerie », précise le communiqué.

Malgré une nette diminution des frais de structures, représentant désormais 7,3 pour cent du chiffre d'affaires de la période contre 8,2 pour cent au premier semestre de l'exercice précédent, « la rentabilité opérationnelle sur le semestre est [affectée] par la baisse de la marge brute ».

Plan de sauvegarde

Concernant la procédure judiciaire en cours, ouverte par le tribunal de commerce de Montpellier le 24 septembre dernier, le groupe explique travailler « sur la préparation d'un plan de sauvegarde en France et une procédure de réorganisation judiciaire par accord collectif en Belgique ».

« La procédure de sauvegarde suspend, dans l'attente de l'établissement d'un plan, le paiement des dettes antérieures à l'ouverture de la procédure », rappelle-t-il.(AFP)

Photo : Unsplash

 

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