Trois délégués syndicaux (CGT, FO et CFDT) ont affirmé lundi avoir débuté vendredi une grève de la faim devant le siège d'Happychic à Roubaix (Nord) pour demander le retrait du plan social prévoyant la suppression de 466 emplois, principalement dans les enseignes Jules et Brice.

"Je bois de l'eau et des boissons sucrées pour tenir", a déclaré lundi à l'AFP Nadia Ferrante, élue FO, 42 ans, au milieu d'une trentaine de grévistes. Les deux autres grévistes sont une femme de 46 ans (CGT) et un homme de 61 ans (CFDT).

Selon Laurent Petit, délégué syndical CGT, les grévistes de la faim et les protestataires veulent "que Happychic entre dans le périmètre de l'Association familiale Mulliez (AFM). Le changement de périmètre permettrait d'abandonner le PSE et recaser tout le monde à l'intérieur de l'AFM", a-t-il dit.

La direction a accepté que les trois grévistes de la faim dorment à l'intérieur du siège et non dans la rue. "On a répondu aussi favorablement à un CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) extraordinaire lundi après-midi. Il faut qu'il y ait une reprise du dialogue et un retour à l'apaisement", a indiqué à l'AFP une porte-parole de la direction d'Happychic, tout en soulignant que le PSE "était nécessaire".

La direction d'Happychic a annoncé ce PSE mi-juillet et les premières négociations entre direction et délégués syndicaux ont débuté mi-septembre dans un contexte tendu. Une nouvelle réunion est prévue mardi.

Happychic compte 734 magasins, dont 629 en France, et 3.191 employés dans l'Hexagone. Le chiffre d'affaire mondial est d'environ 673 millions d'euros TTC (chiffres de fin 2017), d'après la direction. (AFP)

 

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