Deux délégués syndicaux, CFDT et FO, ont affirmé samedi avoir arrêté la grève de la faim qu'ils avaient entamée pour demander le retrait du plan social prévoyant la suppression de 466 emplois à Happychic, principalement dans les enseignes Jules et Brice.

"On a montré quel était notre poids (...) Il faut continuer la discussion, nos collègues comptent sur notre capacité à négocier", a déclaré à l'AFP Nadia Ferrante (FO) qui a mis fin jeudi à sa grève de la faim entamée le 28 septembre avec deux délégués devant le siège du groupe à Roubaix (Nord), appartenant à la galaxie Mulliez.

Le délégué CFDT, âgé de 61 ans, a également recommencé à se nourrir. En revanche, la déléguée CGT, âgée de 46 ans, continue seule sa grève de la faim, selon un délégué CGT Ludovic Delhaye, qui la soutient.

"Elle continuera jusqu'à ce que Happychic entre dans le périmètre de l'Association familiale Mulliez (AFM), ce qui permettrait de recaser tout le monde dans les autres enseignes de l'AFM", a-t-il affirmé.

La direction de Happychic a annoncé mi-juillet la suppression de 466 emplois et la fermeture de 88 magasins. Les premières négociations du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) entre direction et délégués syndicaux ont débuté mi-septembre dans un contexte tendu. Les organisations syndicales doivent être reçues mercredi à 10h00 au ministère du Travail.

Happychic compte 734 magasins, dont 629 en France, et 3.191 employés dans l'Hexagone. Le chiffre d'affaires mondial est d'environ 673 millions d'euros TTC (chiffres de fin 2017), selon les chiffres de la direction. (AFP)