Plein succès pour la 1ere session de ventes d’hiver organisée par Artcurial à Monaco

Fondée en 2002 par plusieurs commissaires-priseurs de premier plan, dont François Tajan, Artcurial couvre l’ensemble du champ des grandes spécialités, des Beaux-Arts aux Arts Décoratifs. En matière d’accessoires de luxe, la maison met régulièrement en vente des sacs Hermès qui s’arrachent pour des sommes record. Bref, il s’agit tout simplement de la première maison française de ventes aux enchères. Une position attestée en 2015 par la somme totale de son volume de ventes en 2015 : 191 millions d’euros.

Depuis 10 ans, la maison prend d’ailleurs ses quartiers d’été sur le Rocher monégasque pour des sessions de ventes estivales qui rencontrent un vif succès (la précédente vente de juillet a totalisé pour la troisième année consécutive plus de 10 millions d’euros) et confirment l’attrait de la Cote d’Azur pour les objets de collections.

Cette année, pour la première fois, Artcurial a pris ses quartiers d’hiver à Monte Carlo, au Yacht Club plus précisément, du 18 au 20 janvier. Cette session de ventes consacrée à l’univers du luxe s’organisait en quatre univers : la joaillerie, l’horlogerie de collection, Hermès Vintoges, Champagnes et rares spiritueux. Trois jours de vente dirigées par François Tajan qui ont confirmé la pertinence du lieu puisqu’ils ont totalisé 319 481 d'euros, et a été marquée par la forte participation des monégasques en salle, mais également ((par Internet et au téléphone pour la plupart) par l’entrai d’enchérisseurs de 25 autres nationalités.

30 pour cent de nouveaux acheteurs

« Le choix d’Artcurial de faire de Monaco son deuxième lieu de vente s’affirme comme une réussite, s’enthousiasme François Tajan. Faire plus de, 4,3 million d'euros pour une première édition de nos ventes d’hiver, est à la fois très satisfaisant et encourageant ! La sélectivité des pièces que nous présentions a séduit au-delà de la clientèle monégasque : nous avons enregistré près de 30 pour cent de nouveaux acheteurs ! Ce succès est aussi celui de Louise Gréther, notre directrice à Monaco, dont l’engagement porte déjà ses fruits, seulement 6 mois après l’ouverture de notre S.A.M. »

Pour le deuxième jour de vente de cette première session hivernale en Principauté, la joaillerie était à l’honneur. Sous le marteau de François Tajan, la vente a totalisé 2 705 945 euros, avec 65 pour cent de lots vendus. Ce résultat, en augmentation de 30 pour cent par rapport à la vacation de décembre 2014 qui avait eu lieu à Paris, confirme le choix stratégique d’Artcurial d’offrir une seconde session de ventes prestigieuses en Principauté, en hiver.

« L’équilibre de la vente, entre pierres remarquables, bijoux signés des plus grands joailliers (Cartier, Van Cleef & Arpels...), pièces historiques (de René Boivin, Suzanne Belperron ou Jean Fouquet) et œuvres d’artistes (notamment César), a séduit les enchérisseurs qui se sont montrés particulièrement actif, notamment sur Internet. Une sélection idéale pour la Riviera ! » explique Julie Valade, directrice du département Joaillerie d’Artcurial. Ce sont avant tout les pierres précieuses (diamants, saphirs...) qui ont brillé lors de cette vacation. Notamment un diamant Fancy Yellow taillé en cœur adjugé pour 218 800 euros. Découverte de la vente, une bague tourbillon dite « heureuse » de Suzanne Belperron a suscité une bataille épique entre plusieurs enchérisseurs avant d’être emportée au téléphone à 33 800 euros. Bien loin de son estimation de 4 000 euros. Les bijoux signés Jean Fouquet et René Boivin ont connu le même succès.

L’horlogerie de collection confirme sa croissance chez Artcurial

Marie Sanna-Legrand, directrice du département Horlogerie de Collection d’Artcurial, se félicite : « Cette première vente hivernale était un challenge que nous sommes heureuses d’avoir remporté. Depuis mon arrivée à la tête du département, il y a deux ans, nous avons fait progresser notre résultat de près de 50 pour cent, tout en affirmant notre style. Le succès des montres pour femme me donne quelques idées pour mettre en avant ce secteur plein de promesses. Rendez-vous en juillet, toujours à Monte-Carlo ! » Stars de la vacation, les montres pour dame, à la fois bijoux joaillier ou bijoux horlogers, se sont fait remarquer. Plusieurs triplent leurs estimations, à l’image d’une montre bracelet Piaget en or blanc de 1979 vendue 40 200 euros ou d’une montre pour femme Rolex Cellini qui obtient 15 000 euros. Pour les hommes, les modèles vintage connaissent un beau succès. La couverture du catalogue, un chronographe Patek Philipe de 1940 atteint 48 900 euros, près du double de son estimation.

La nouvelle stratégie du département commence à porter ses fruits. La montée en gamme se traduit par une augmentation du prix du lot moyen qui double en un an. Le choix de faire de Monaco la place de vente dédiée aux objets de collection luxueux, et d’y établir l’ensemble des ventes d’Horlogerie de collection a été salué par les collectionneurs : près de 33 pour cent achetait pour la première fois chez Artcurial. L’Horlogerie de collection, chez Artcurial, confirme sa croissance : + 13 poour cent, par rapport à la session de décembre 2014 qui s’était déroulée à Paris.

560 310 euros de sac Hermès Vintage vendus

Enfin, c’est mercredi 20 janvier, à 11h, qu’a débuté la très attendue vente Hermès Vintage. Ce rendez-vous a visiblement séduit de nouveaux acheteurs : ils étaient à nouveau près d’un tiers. La vacation a totalisé 560 310 euros avec 53 pour cent de lots vendus. On sentait qu’Artcurial, pionnier de cette spécialité, tenait à s’ illustrer par la qualité des pièces offertes à la vente. On pense par exemple à cette exceptionnelle collection privée allemande de 32 sacs, principalement composée des deux modèles iconiques de la marque du Faubourg Saint-Honoré : Kelly et Birkin.

« Monaco raffole des pièces rares. Les enchérisseurs, nombreux dans la salle, se sont montrés particulièrement actifs sur des modèles en peaux précieuses (lézard, crocodile...), aux couleurs puissantes (rouge braise, indigo, rose, orange...) et présentés dans un parfait état. La clientèle sophistiquée est à la recherche de sacs du soir, à collectionner et à porter. » décrypte Pénélope Blanckaert, nouvelle directrice du département Hermès Vintage & Fashion Arts d’Artcurial.

Si les sacs customisés par des artistes ont connu un franc succès (par exemple, un Birkin en veau Swift blanc orné d’une œuvre de l’artiste français Philippe Pasqua vendu 15 600 euros, ce sont surtout les peaux rares qui ont suscité des grandes vagues d’enthousiasme. Le crocodile mat a été particulièrement recherché, tout comme le lézard : un sac Birkin en varan du Nil rouge obtient ainsi 29 900 euros. Emporté finalement par un collectionneur européen, le Kelly en crocodile rouge Braise s’est envolé à 38 400 euros (le double de son estimation) après une bataille entre plusieurs enchérisseurs au téléphone.

 

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