Seconde main, de Paris à la 7ème Avenue : Pourquoi la scale-up Faume ouvre un hub à New York
La scale-up française Faume, leader de la seconde main en « marque blanche » pour le luxe, franchit une étape majeure en ouvrant ses bureaux à Manhattan. En s'installant au cœur du Fashion District, au sein du hub bien connu de WeWork, l'entreprise entend devenir le pont technologique et logistique indispensable pour les marques européennes à la conquête du marché américain.
Pour Aymeric Déchin, cofondateur et CEO de Faume, cette implantation au 500 7th Avenue répond à un enjeu de cohérence globale. L'objectif est de permettre aux maisons de luxe et marques premium (Sandro, Maje, ba&sh, Lacoste) d'harmoniser leurs programmes de revente sur les deux continents, garantissant une expérience client et une image de marque identiques, qu’elles soient à Paris ou à New York.
Le marché américain : un gisement de croissance à 50 milliards de dollars
L’expansion de Faume n’est pas qu’une question de prestige géographique. Selon les dernières données de marché, la seconde main aux États-Unis pèse déjà plus de 50 milliards de dollars et croît trois fois plus vite que le secteur du neuf.
Pour les marques européennes, le potentiel est double :
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Revenus additionnels : La seconde main peut générer jusqu’à 10 % de chiffre d’affaires supplémentaire.
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Effet d'entraînement (upsell) : Les bons d'achat issus de la revente boostent de 30 % les ventes de produits neufs associés.
Une infrastructure logistique « miroir » entre l'Europe et les USA
Pour sécuriser ce déploiement, Faume ne se contente pas d'ouvrir des bureaux : la scale-up renforce son partenariat avec Erren Recondition, le spécialiste du reconditionnement premium. Cette alliance est la clé de voûte de la stratégie américaine de Faume. Elle permet d'assurer que les standards de contrôle qualité, de packaging et de traçabilité appliqués dans ses entrepôts européens soient répliqués à l'identique sur le sol américain dès le second semestre 2026.
Cette approche permet aux marques de traiter la seconde main comme un pilier de leur stratégie globale plutôt que comme une initiative locale isolée. « Les marques ne veulent plus multiplier les solutions disparates, elles cherchent une infrastructure cohérente pour piloter leur marché du resale à l'échelle mondiale », souligne Aymeric Déchin.
Faume en chiffres : une success story prête pour l'échelle mondiale
Fondée en 2020, Faume a déjà parcouru un chemin impressionnant avant de s’attaquer à l’Oncle Sam :
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45 marques premium et luxe accompagnées.
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390 000 pièces déjà revendues via sa technologie.
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17 millions d’euros levés auprès d’investisseurs de premier plan (Amundi, Bpifrance, Daphni) et de business angels comme Stanislas de Quercize (ex-Cartier).
Faume évolue du rôle de prestataire technique vers celui d'infrastructure globale. En déployant son modèle SaaS et son réseau logistique à New York, la scale-up intègre le resale au cœur des opérations courantes du luxe. Ce dispositif permet désormais aux marques internationales d'articuler croissance circulaire et protection de leur image, de part et d'autre de l'Atlantique.
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