Tati : la fin d’une époque. L’enseigne ferme ses magasins à l’exception de Barbès, la vitrine historique

Jules Ouaki, le fondateur de l’enseigne au vichy rose, en 1948, doit se retourner dans sa tombe. Le groupe Ginestet, propriétaire de Tati depuis 2017, l’a annoncé mardi dernier : treize magasins Tati vont fermer, et une cinquantaine d’autres vont basculer sous pavillon Gifi, également propriété de Ginestet. Une trentaine enfin, feront l’objet d’un projet de création d’enseigne par des cadres de Ginestet. Des fermetures qui vont entraîner 189 suppressions de postes sur 1200. D’ici 2020, il ne restera qu'un seul Tati en France, celui de Barbès.

Tati c’est fini

Cette "réorientation stratégique" répond à "une logique économique et sociale de préservation des emplois", les magasins Tati déjà passés sous l'enseigne Gifi dégageant de meilleurs chiffres d'affaires, a expliqué Philippe Ginestet, le Pdg. Un Pse (Plan de sauvegarde de l’emploi) a donc été annoncé en Comité central d’entreprise, pour fermer 13 magasins Tati, en pertes chroniques et durables.

Le groupe Eram était propriétaire de Tati depuis 2004. Puis, l’enseigne dont les difficultés ne datent pas d’hier, avait été placée en redressement judiciaire. C’est alors que le groupe Ginestet, fondateur des magasins Gifi a décidé de reprendre les 109 boutiques Tati et plus de 1 400 salariés, pensant que les deux marques à petits prix seraient complémentaires. Mais les pertes de Tati plombent le groupe. En 2018, elles atteindraient 28 millions d’euros, un déficit qui devrait se creuser cette année. Parallèlement, Gifi se porte bien, avec un chiffre d’affaires de 1, 4 milliards d’euros pour son dernier exercice clos le 30 septembre dernier, en hausse de près de 5 pour cent. Le groupe Ginestet a été fondé en 1981. Il aligne 845 magasins.

Crédit photo : Ici Barbes, DR

 

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