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Une offre de reprise pour la filiale française du groupe américain de prêt-à-porter BCBG Max Azria, en redressement judiciaire, a été considérée mercredi comme "recevable" par le tribunal qui a néanmoins demandé "un complément d'information" sur le projet, selon une source syndicale.

"Le projet est financé mais il manque des garanties aux yeux de l'administrateur judiciaire", a déclaré à l'AFP Stéphanie Vénitien, la secrétaire du comité d'entreprise de la société qui est basée à Mercurol dans la Drôme. La société compte 11 magasins et 138 salariés. "Il a donc demandé un complément d'information pour que le projet soit affiné", a-t-elle ajouté précisant que la période d'observation -qui devait s'achever initialement vendredi- a été prolongée en ce sens "jusqu'au 27 septembre".

Au total, cinq offres de reprise ont été présentées mercredi matin lors d'une audience devant le tribunal de commerce de Romans-sur-Isère (Drôme), qui avait placé le 8 mars dernier BCBG Max Azria France en redressement judiciaire. Selon Mme Vénitien, l'administrateur judiciaire a considéré comme "recevable" l'offre conjointe de la société Bert (transport) et de trois dirigeants actuels de BCBG Max Azria France, qui reprend principalement "le +château+ (siège de la filiale) et la logistique" dans le cadre "de la création d'une nouvelle marque".

"Les magasins seraient tous repris sauf les +factory+ (ndlr: les magasins d'usine) et la filiale Casablanca", a-t-on ajouté de même source. Aucun autre détail sur le contenu du projet n'a été communiqué. Les difficultés de BCBG Max Azria France sont la conséquence du dépôt de bilan de sa maison-mère américaine.

Le groupe BCBG, fondé en 1989 par le créateur tunisien Max Azria et désormais détenu par la firme d'investissement Guggenheim Partners, a fait l'objet d'une procédure de type "chapter 11" (permettant la poursuite de l'activité après un dépôt de bilan) aux Etats-Unis, selon Mme Vénitien. (AFP)