Le spécialiste japonais des textiles techniques et fibres de carbone Toray a abaissé vendredi ses prévisions annuelles, en dépit d'une orientation plutôt positive sur les neuf premiers mois de son exercice 2018/19.

Il s'attend désormais à un bénéfice net annuel de 90 milliards de yens (720 millions d'euros), alors qu'il espérait précédemment 98 milliards. Son chiffre d'affaires devrait plafonner à 2.400 milliards de yens (au lieu de 2.450) et son gain d'exploitations à 140 milliards (contre 160).

Toray explique que les résultats obtenus après trois trimestres et la conjoncture actuelle (taux de change, coûts des matières premières) l'ont conduit à estimer que le quatrième trimestre ne serait que faiblement rentable.

Sur la période d'avril à décembre 2018, le résultat net a atteint 81,3 milliards de yens, en hausse de 4,8 pour cent sur un an. Le faible écart de moins de 9 milliards avec le bénéfice net annuel escompté traduit cette analyse. Le profit d'exploitation a, lui, fléchi de 9 pour cent à 112,36 milliards de yens, victime de tarifs plus élevés des matériaux requis.

Toray, important fournisseur de tissus techniques pour la populaire marque vestimentaire japonaise Uniqlo (Fast Retailing), s'est félicité d'une forte augmentation des ventes dans sa branche la plus importante des fibres et textiles (+9,1 pour cent sur un an), citant justement les vêtements qu'il fabrique de bout en bout. C'est lui qui a conçu les tenues ayant des vertus particulières notamment pour garder la chaleur ou réguler la transpiration, qu'Uniqlo vend sous la référence Heat-Tech.

Dans les matériaux chimiques, Toray mentionne notamment les besoins de "films de séparation" pour la batteries lithium-ion comme moteur de ses performances, mais déplore là aussi le coût élevé des matières premières.

Il commence par ailleurs à voir concrètement les fruits de ses efforts dans le segment des matériaux composites et fibre de carbone, sa spécialité qui a nécessité des décennies de recherche: les recettes de cette division ont progressé de 20,4 pour cent grâce à la demande dans l'aéronautique, l'environnement et le domaine de l'énergie (citerne pour le gaz naturel liquéfié notamment). Mais le bénéfice opérationnel a chuté de 44 pour cent à cause des matières premières, d'une concurrence accrue et de frais liés à l'acquisition du groupe néerlandais TenCate Advanced Composites. (AFP)

 

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