L'élan des soldes a été brusquement stoppé par l'attentat de Nice, le 14 juillet. "Après ça, les ventes se sont clairement écroulées dans le textile notamment, les gens n'avaient clairement plus envie", explique Yves Marin, expert en consommation et directeur du cabinet Wavestone. Ainsi, sur la quatrième semaine des soldes, du 11 au 17 juillet, une baisse de fréquentation notable a été constatée "dans toutes les régions", avec une chute moyenne de l'ordre de 5,7 points.

Au final, "le bilan s'annonce globalement assez négatif pour l'habillement", note Philippe Guilbert, directeur de Toluna. Sur les six semaines de soldes, si la fréquentation est ressortie globalement stable (76,9 pour cent des Français ont fait les soldes contre 77 pour cent l'an dernier), les disparités ont été grandes entre la mode "en chute depuis la quatrième semaine, surtout en Ile de France" et des catégories comme le sport, l'hygiène-beauté ou l'électronique, note M. Guilbert.

Internet a également su tirer son épingle du jeu, ajoute-t-il. Les sites de vente de chaussures en ligne Sarenza et Spartoo affichent ainsi des ventes en hausse de respectivement 12 pour cent et 10 pour cent.

Les commerçants parisiens apparaissent, eux, clairement déçus, selon la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris Ile-de-France. 66 pour cent d'entre eux ont réalisé pendant la période un surplus de ventes de l'ordre de 20 pour cent ou moins, et 17 pour cent n'ont enregistré aucun chiffre d'affaires supplémentaire.

L'absence de touristes, qui représente parfois un quart des ventes sur certaines boutiques, s'est particulièrement fait sentir.

Elle a également pénalisé l'activité des grands magasins. Ainsi au Printemps, le bilan des soldes ressort en demi-teinte, avec certes une présence accrue de la clientèle française (+6 pour cent), mais un recul de fréquentation des touristes de l'ordre de 10 pour cent. (AFP)

 

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