Le titre du groupe de luxe italien Salvatore Ferragamo était de nouveau en baisse mardi à la Bourse de Milan, atteignant son plus bas niveau en six ans, affecté notamment par les inquiétudes au sujet du marché chinois et le délai nécessaire à son redressement.

Vers 15H45 (14H45 GMT), le titre cédait 1,51 pour cent à 17,31 euros, après avoir déjà dévissé de 2,3 pour cent la veille.

Il était affecté par la décision de Citigroup lundi d'abaisser sa recommandation de "neutre" à vendre" et celle de JP Morgan de diminuer l'objectif de prix à 17 euros.

Selon l'agence Bloomberg, sur 25 analystes recensés, aucun ne recommande l'achat du titre, la moitié étant "neutre", l'autre conseillant la vente.

En un an, le titre a perdu 26 pour cent de sa valeur à la Bourse de Milan, alors que la maison florentine est en proie à des difficultés.

En 2017, elle a vu son bénéfice net reculer de 42,4 pour cent et son chiffre d'affaires de 3,1 pour cent. Et les neuf premiers mois de 2018 ont également été compliqués, avec un recul notamment de 3,3 pour cent des ventes, même si une amélioration s'est dessinée au troisième trimestre.

Le groupe de luxe a lancé depuis 2016 un profond processus de réorganisation. Il entend se renforcer sur des catégories de produits où il est aujourd'hui plus faible, comme les sacs, les accessoires et l'habillement, tout en consolidant son leadership dans les chaussures.

Il s'est aussi doté fin juillet d'une nouvelle directrice générale, Micaela Le Divelec Lemmi, qui a travaillé pendant 20 ans pour le géant français Kering.

Mais ce parcours de redressement prend du temps et le contexte le rend plus compliqué. Citi a cité "des vents contraires plus forts" liés aux inquiétudes sur l'économie mondiale, sur la Chine et aux risques politiques croissants en Europe.

Selon une étude de Morgan Stanley datée de décembre 2018, 45 pour cent des revenus de Ferragamo proviennent de ventes à des citoyens chinois, dans leur pays ou à l'étranger.

Or, la Chine a vu sa croissance tomber à 6,6 pour cent en 2018, sa pire performance depuis 1990, sur fond d'efforts de désendettement, de consommation morose, d'une demande internationale terne et de guerre commerciale.(AFP)

 

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