• Home
  • Actualite
  • Culture
  • « Alaïa avant Alaïa » : Les débuts d’un génie à la Fondation Azzedine Alaïa

« Alaïa avant Alaïa » : Les débuts d’un génie à la Fondation Azzedine Alaïa

By Maxime Der Nahabédian

19 janv. 2022

Culture

image : Azzedine Alaïa à l’École des beaux-arts de Tunis, 1951 © Fondation Azzedine Alaïa

Du 28 janvier au 23 octobre 2022, la Fondation Azzedine Alaïa présente « Alaïa avant Alaïa », une exposition inédite consacrée aux années de formation du couturier franco-tunisien.

Sous la direction d’Olivier Saillard, historien de la mode et directeur de la Fondation, l’exposition offre un regard sans précédent sur une période déterminante pour le couturier - avant que le nom Alaïa ne devienne un phénomène - des années 50 peu avant son départ de Tunis pour Paris jusqu’au début des années 80 et la consécration internationale. Forte d’une sélection de robes et créations, de documents d’archive, photographies et dessins encore jamais dévoilés au public, « Alaïa avant Alaïa » retrace la genèse d’un génie de la couture qui n’avait de cesse de vouloir sublimer le corps des femmes par le vêtement.

Au-delà du style, l’exposition dresse un portrait intimiste du couturier à travers les femmes qui ont joué un rôle déterminant dans sa conception du vêtement et qui lui sont toutes restées fidèles. À commencer par ses sœurs avec qui il a appris la couture à Tunis, ou Louise de Vilmorin, femme de lettres qui l’a introduit à la haute société Parisienne. S’en suivent des créations pour Greta Garbo ou Arletty, qu’il confectionne dans son atelier de la rue de Bellechasse qui devient le lieu où il tissera ses nombreuses amitiés. Ancien étudiant en sculpture aux Beaux-Arts de Tunis, Azzedine Alaïa était connu pour considérer le vêtement dans son volume. À l’image d’un sculpteur, il lui tournait autour, et créait le plus souvent à même le corps de ses modèles, développant ainsi une technique incomparable.

Le couturier, disparu en 2017, tient encore aujourd’hui une place particulière dans le paysage de la mode internationale. Il était notamment connu pour refuser de se plier aux calendriers saisonniers, et invitait ses proches à découvrir ses collections à son rythme. Hommage à ce génie discret, l’exposition se complète d’un ouvrage aux Éditions Rizzoli sous la direction de la journaliste Laurence Benaïm et avec la participation du philosophe Emanuele Coccia, du journaliste de mode Alexander Fury, d’Olivier Saillard, et sous la direction artistique de Franca Sozzani, amie du couturier et Présidente de sa Fondation. Sa parution est prévue au printemps 2022.

« Alaïa avant Alaïa », du 28 janvier au 23 octobre 2022 à la Fondation Azzedine Alaïa, 18 rue de la Verrerie 75004 Paris.