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Exposition Chaumet : « Végétal, l'École de la Beauté »

By Florence Julienne

1 juin 2022

Culture

Courtesy of Chaumet. © : Julien Claessens & Thomas Deschamps – Talent & Partner

Organisée aux Beaux-Arts de Paris et conçue à la façon d'un herbier, l’exposition consacre les bijoux du joaillier de la place Vendôme, Chaumet. Elle aura lieu du 16 juin au 4 septembre 2022.

En croisant les époques, les visions et les supports, l'exposition « Végétal, l'École de la Beauté » met en dialogue quatre cents œuvres au fil d'un parcours affranchi de toute chronologie, qui permet au visiteur de déambuler librement au cœur des Beaux-Arts de Paris, dans les sept univers inspirés de biotopes existants. Cette scénographie compte près de 80 objets joailliers, pour la plupart issus du vaste patrimoine du joaillier Chaumet, ainsi que des pièces scientifiques, des dessins, peintures, sculptures, céramiques, textiles, photographies, objets d'art décoratif ou mobilier.

Composée à partir des espèces végétales présentes dans les créations Chaumet, l'exposition réunit différents « univers-paysages »

La grotte : le visiteur est accueilli par un relevé de fresque pariétale effectué par André Vila dans l'oued Djerat. Les palmiers que l'on y découvre annoncent la figure centrale et matricielle de l'arbre.

La forêt : chêne, noisetier, laurier, mais aussi lierre, houx, gui et fougère… L'attention du visiteur est guidée vers les bourgeons, les écorces et les racines propres à chaque espèce.

L'estran : ces plantes terrestres trouvent leurs origines dans la mer où la vie est née il y a environ 3 milliards d'années. Laissé sur le sable par la marée descendante, un extraordinaire amoncellement d'organismes et de formes de vie se dévoile.

La roselière : les roseaux ourlent les étangs et s'étendent jusqu'à l'horizon. Objet de méfiance, les eaux calmes sont pourtant des concentrés de vie végétale et animale. Les embardées vrombissantes des libellules, les chants envoûtants des oiseaux, l'éclair bleu du martin-pêcheur offrent à l'observateur attentif un spectacle incessant et éphémère.

L'ager : lors de l'invention de l'agriculture il y a 10 000 ans, les céréales – et avant tout le blé, symbole d'abondance, de fertilité et de richesse – furent les premières plantes à être domestiquées. Carottes sauvages, chardons et trèfles des prairies longent les champs de céréales. Non loin, le jardin potager accueille courges, vignes et autres espèces nourricières.

L'hortus : apparues dans l'histoire évolutive des plantes il y a plus de 200 millions d'années, les fleurs ont été transposées dans tous les registres de représentations. L'humain s'est passionné pour la fleur, au point d'en oublier la plante avec ses racines, ses feuilles, ses branches, ses bourgeons.

Mille-fleurs : dédié aux mille-fleurs, cet univers évoque un regard contemporain sur le monde vivant. Composées des différentes espèces végétales que le visiteur a observées durant sa déambulation, les deux toiles d'Arcimboldo, Le Printemps et L'Été, sont les seules œuvres de l'exposition montrant une représentation humaine. Elles invitent à questionner la relation de dépendance entre humain et non-humain.

Le commissariat de l'exposition « Végétal – l'École de la Beauté » est confié au botaniste Marc Jeanson, ancien responsable de l'Herbier du Muséum national d'histoire naturelle de Paris, aujourd'hui directeur botanique du Jardin Majorelle de Marrakech. Plus de 90 prêteurs, français et étrangers, incluant musées, fondations, galeries et collectionneurs privés se sont mobilisés, parmi eux : le Muséum national d'histoire naturelle, les musées d'Orsay et du Louvre, l'Institut de France, le Victoria and Albert Museum, les Pistoia Musei, le musée de l'École de Nancy, les Royal Botanic Gardens de Kew, la Kunsthalle de Hambourg, la Albion Art Collection de Tokyo.

Un livre accompagne l'exposition « Végétal, l'École de la Beauté ». Il réunit des contributions de la poétesse américano-libanaise Etel Adnan, disparue en novembre 2021, du philosophe Emanuele Coccia, d'Estelle Zhong Mengual, historienne de l'art, d'Alice Thomine-Berrada, archiviste-paléographe, conservatrice aux Beaux-Arts et de l'écrivaine Filipa Ramos. Des photos exclusives signées Julien Claessens et Thomas Deschamps présentent les créations joaillières Chaumet sous un nouveau regard. Beaux-Arts de Paris, du 16 juin au 4 septembre 2022, 13, quai Malaquais 75006 Paris.

Courtesy of Chaumet. © : Julien Claessens & Thomas Deschamps – Talent & Partner
Courtesy of Chaumet. © : Julien Claessens & Thomas Deschamps – Talent & Partner
Courstesy of Chaumet. © : Julien Claessens & Thomas Deschamps – Talent & Partner
Courtesy of Chaumet. © : Julien Claessens & Thomas Deschamps – Talent & Partner
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