La puissance vestimentaire s'expose au FIT de New York

Jusqu'au 9 mai 2020, le Fashion Institute of Technology (FIT), à New York, propose à ses visiteurs de réfléchir à ce qui fait la puissance d'un vêtement à travers l'exposition « Power Mode : The Force of Fashion ».

Le pouvoir de la mode tient en partie à l'identité, à l'attitude et au physique. La façon dont les gens s'habillent, expliquent les organisateurs de l'exposition, peut jouer un rôle important dans la transmission d'un message aux autres, qu’il s’agisse d’une position politique, du statut économique ou des forces militaires, en passant par la rébellion et la protestation. Chaque forme de pouvoir a trouvé son expression vestimentaire de diverses manières, des vêtements en flanelle grise aux vêtements fétichistes en latex, des brocarts dorés aux jeans déchirés.

L'exposition explore les éléments qui font la puissance d'un vêtement

« Power Mode : The Force of Fashion » explore le rôle que la mode joue dans l’establishment, dans le renforcement et la remise en question de la dynamique du pouvoir au sein de la société. L'exposition présente des vêtements pour hommes et pour femmes du XVIIIe siècle à nos jours et s’articule autour de cinq thématiques : militaire, vêtements, statut, rébellion et sexe. Chaque section examine comment certains modèles et vêtements ont été culturellement associés au pouvoir et comment leur signification a évolué au fil du temps. L'exposition s'intéresse également à la façon dont les stylistes ont interprété ces archétypes stylistiques, à la fois pour transmettre et pour renverser le pouvoir.

Aujourd'hui, nous voyons une multitude de symboles de pouvoir dans les vêtements, du power suit aux « talons hauts ». Mais qu'est-ce qui rend un vêtement « puissant » ? Selon le sociologue et théoricien politique Steven Lukes : « nous parlons et écrivons sur le pouvoir à travers d'innombrables situations et nous savons, ou pensons savoir, parfaitement ce que nous voulons dire. Pourtant, parmi ceux qui ont réfléchi à la question, il n'y a pas d'accord sur la façon de le définir, de le concevoir, de l'étudier et le mesurer ».

L'exposition, qui comprend également des créations de Christian Dior conçues par Maria Grazia Chiuri, des tenues Chanel, conçus par Karl Lagerfeld et des pièces Burberry, Yves Saint Laurent, Ralph Lauren, explore donc le pouvoir de la mode comme symbole social.

La première section examine les uniformes militaires et leur transformation en vêtements de mode, la seconde examine les vêtements de luxe, des capes en hermine, aux tissus de brocart luxueux, aux « it bags » logotypés. La richesse et la classe sont la clé pour comprendre le rôle que joue l’apparence du statut dans la société moderne.

Un espace d'exposition est dédié au costume sur mesure, comme le « power dressing », porté par les hommes et femmes d'affaires dans les années 80, ainsi que les implications symboliques et le pouvoir des jeans et t-shirts.

Une autre section étudie les objets associés au sexe et à la sexualité, codés culturellement comme « sexy ». Corsets, cuir, lingerie et bottes à talons hauts ne sont que quelques exemples.

Cet article a initialement été écrit pour FashionUnited.it. Il a été traduit et édité en français par Julia Garel.

Photo : Doudoune Balenciaga par Demna Gvasalia. Image presse.

 

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