LVMH s’associe à l’Agence France Développement pour développer le coton régénératif au Tchad
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À l’occasion de la COP17, LVMH a annoncé une nouvelle initiative consacrée au développement du coton régénératif au Tchad, menée avec l’Agence Française de Développement (AFD) et la Circular Bioeconomy Alliance (CBA).
Ce projet, qui s’inscrit dans une démarche plus large autour de la préservation et de la régénération des sols, est également illustré par la prise de parole de Frédéric Arnault, directeur général de Loro Piana, à propos du cachemire mongole.
La COP 17, qui s’est tenue du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, est la 17ᵉ session de la Conférence des Parties de la CNULCD (Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification). Des entreprises privées y participent, notamment via la journée Business4Land, car leurs matières premières naturelles, comme le coton et le cachemire, dépendent directement de la santé des sols et des écosystèmes locaux.
LVMH, figure pionnière du luxe, structure un partenariat public/privé autour du coton régénératif
L'AFD (Agence Française de Développement) agit en tant qu'institution publique de financement et de coopération du gouvernement français. Sur ce projet mené au Tchad, elle apporte un cofinancement, accompagne les collectivités agricoles et assure l'ancrage institutionnel avec les autorités locales. Mais elle n'intervient pas directement sur le terrain.
Ici, c’est la Circular Bioeconomy Alliance (CBA), organisation internationale à but non lucratif dédiée à l'accélération de la transition, dont LVMH est membre fondateur, qui apporte l'expertise scientifique, la coordination terrain et la méthodologie de régénération des sols.
LVMH intervient à la fois via le financement du déploiement opérationnel (formations/technique) et via un engagement d'achat (garantie de débouchés commerciaux) pour le coton produit, ce qui sécurise la valeur économique pour la filière.
« LVMH s’est engagé à préserver ou régénérer cinq millions d’hectares d’ici 2030, en particulier au sein de ses chaînes d’approvisionnement, précise Hélène Valade, directrice Développement Environnement LVMH, dans le communiqué. Le groupe est fier de collaborer avec la Circular Bioeconomy Alliance et de poursuivre son soutien à la production de coton régénératif au Tchad, notamment à travers la formation et l’accompagnement technique des agriculteurs. »
Le projet prolonge un premier programme pilote mené entre 2022 et 2024. Celui-ci avait permis d’expérimenter des pratiques d’agroforesterie régénérative appliquées à la culture du coton et d’accompagner les agriculteurs dans leur mise en œuvre.
La nouvelle phase doit désormais : accélérer le déploiement de pratiques agroécologiques et régénératives ; renforcer la résilience des exploitations ; et contribuer à une gestion plus durable des terres.
« Cette nouvelle étape visera à partager les bonnes pratiques avec le plus grand nombre d’agriculteurs possible », ajoute la responsable.
Frédéric Arnault, directeur général de Loro Piana, porte-parole de LVMH sur le cachemire mongol
Par ailleurs, en tant que directeur général de Loro Piana, Frédéric Arnault a ouvert le 24 août 2026 la journée dédiée aux entreprises (Business4Land Day) lors de la COP17.
Une tribune internationale qui a permis à LVMH d'apporter les preuves de son engagement : un an après le lancement du programme « Resilient Threads » (précédemment évoqué par FashionUnited), le Groupe dresse un premier bilan d'impact très concret sur le terrain : naissance de plus de 650 chevreaux, inauguration d'une clinique mobile et d'un centre de biodiversité, ou encore création d'un réseau pour des formations certifiantes.
Au-delà du bilan opérationnel, cette présence à la COP17 marque un passage à l'échelle supérieure :
LVMH s'allie officiellement avec l'ONU sur la protection des sols. En plus d'être signataire, le groupe prend la tête (la « coordination ») de l'antenne française de ce réseau pour embarquer d'autres entreprises tricolores dans la démarche.
Les données d'une étude financée par Loro Piana sur l'impact des hivers extrêmes (les Dzuds) ont été transmises aux autorités locales et nationales pour alimenter leurs plans de gestion des risques.
Enfin, en marge de la COP17, le groupe sponsorise un prix remis aux coopératives mongoles les plus exemplaires en matière de gestion durable des pâturages.