Le rachat des actifs de la marque de chaussure de luxe par le fonds d’investissement Finzurich n'a été réalisé que partiellement, si bien que le liquidateur judiciaire Me Roumezi a décidé d'assigner ce dernier devant le tribunal de commerce de Romans (Drôme) en octobre pour non-réalisation de paiement.

Cinq mois après que le repreneur a annoncé son offre de rachat du chausseur endetté, le groupe n’ aurait déboursé que EUR 200,000, soit 10% du capital convenu pour le rachat des actifs.

Le porte-parole de Finzurich en France n’était pas disponible pour faire un commentaire.

La finalisation du rachat avait déjà pris du retard au mois de juin, à l’époque le représentant de Finzurich, François Villalta a fait ce commentaire : "il ne s'agit pas simplement de racheter les actifs. Nous voulons aller plus loin en créant la nouvelle société Jourdan, en la dotant du capital nécessaire et d'un fonds de roulement conséquent pour relancer l'activité et la marque... "Nous ne pouvons nous contenter simplement d'une cession d'actifs", a-t-il ajouté.

Dès que l'argent sera débloqué, la nouvelle société "Charles Jourdan Bottier" pourra rembaucher.? Finzurich prévoit de reprendre 130 anciens salariés et d'investir près de 15 M € sur trois ans.

Charles Jourdan fonde en 1921 la société qui porte son nom et qui est devenue un des grands de la chaussure de luxe dans la Drôme. Petite entreprise familiale au début, elle se développe rapidement et parvient à fabriquer 650 000 paires de chaussures en 1960. La marque doit son succès initial à un escarpin avec un talon profilé dit Louis XV, proposés en quelques modèles de couleurs et de tailles variées.

 

Sur le même sujet

PLUS D'ACTUALITÉ

 

LES DERNIÈRES ANNONCES D'EMPLOI

 

LES PLUS CONSULTÉS