En Allemagne, le magazine féminin « Brigitte », a décidé de bannir les mannequins professionnels, des femmes trop « osseuses » à son goût, au profit de femmes « de la vraie vie », choisies pour correspondre au profil de leurs lectrices. C’est ainsi que le débat sur l’anorexie et la maigreur excessive des mannequinss a été relancée aux quatre coins du monde, rapporte le journal Le Monde.

En France, le premier à avoir réagi a été Karl Lagerfeld, en déclarant que « personne ne veut voir de femmes rondes sur les podiums ».

À cela il a ajouté « de grosses bonnes femmes assises avec leur paquet de chips devant la télévision disent que les mannequins minces sont hideux », rappelant que le monde de la mode est, à ses yeux, fait « de rêves et d’illusions ».

Paradoxe, le styliste allemand a fait appel à la chanteuse Lily Allen, pour devenir la dernière muse de la maison Chanel.

D'après le Monde, contrairement aux États-Unis et à la Grande-Bretagne où le sujet n’est plus un tabou, il semblerait que la France ait un train de retard sur ce sujet, malgré les efforts notoires du magazine « Elle ». En France – pays des minces, vu d’outre-Atlantique –, 40 % de femme affichent des tailles supérieures au 42*, le plus souvent introuvables en boutique.

Selon les journalistes au Monde, il s'agit d'une séparation de deux mondes qui n’ont malheureusement pas même vocation, l’un étant celui de l’image et du rêve avec un ballet de photographes et de créateurs autour d’adolescentes filiformes, l’autre celui des lectrices, qui sont aussi les clientes et qui ne peuvent, avec la meilleure bonne volonté, se débarrasser de leurs vrais corps de femmes. Un détail qui mérite d’être rappelé en ces temps de crises, rajoute les journalistes du quotidien.

 

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