Le célèbre sellier parisien du 24 Faubourg élève des crocodiles en Australie pour avoir la matière première nécessaire à la fabrication d’accessoires dont ses clients sont friands, a expliqué le gérant de la marque de luxe française.

Quelques années peuvent s’écouler entre la commande et la réception d’un sac finement taillé dans des peaux de grande qualité et parfois exotiques comme celles des crocodiles ou autruches, dont le prix peut atteindre les 35.000 euros.

“Il faut parfois trois ou quatre crocodiles pour faire un seul de nos sacs alors nous élevons nos propres crocodiles dans nos propres fermes, principalement en Australie”, a déclaré Patrick Thomas lors d’un sommet du luxe organisé par Reuters.

Hermès, qui compte 286 boutiques dans le monde, fabrique 3.000 sacs en crocodile par an. “Pour certaines peaux, la liste d’attente est d’environ trois ans en Europe, à sept ans au Japon où la clientèle est très demandeuse.”

Elever des crocodiles coûte cher : les animaux, dont le taux de mortalité avant maturité est élevé, doivent en outre être séparés les uns des autres pour éviter des morsures nuisibles à leur santé et à la qualité de leur peau. C’est la peau du ventre, souvent intacte qui sera utilisée le plus souvent à la fabrication. La maroquinerie représente 40% du chiffre d’affaires d’Hermès, un groupe qui résiste bien à la crise.

Le groupe doit engager cette année entre 50 et 100 travailleurs du cuir, qui viendront s’ajouter aux quelque 2.000 artisans employés dans ses usines en France.

 

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