L’écrivaine et journaliste Elisabeth Gouslan dresse dans son dernier ouvrage biographique intitulé « Jean-Paul Gaultier, punk sentimental » le portrait du couturier qui, grâce à son énergie, son enthousiasme et sa singularité, devient un personnage central du monde de la mode.

Fils modèle d’une famille modeste d’Arcueil, dans la banlieue parisienne, le petit Jean-Paul préfère jouer à la poupée qu’à la guerre. Très vite pris sous l’aile par une grand-mère fantasque, il découvre tissus, chiffons et fanfreluches avec frénésie. Il sera couturier ou rien ! Dès l’âge de 12 ans, il dessine ses premiers croquis et expédiera par la poste ses nombreux dessins aux grandes maisons de couture. Cardin le fera venir à Paris le premier. Il est à bonne école auprès du maître et de sa mode futuriste, avant de rejoindre Esterel, puis Patou où il rencontre Karl Lagarfeld, autre "future bête de mode".

Il créé enfin sa marque en 76, et présente son premier défilé au Palais de la Découverte. Premier choc pour le monde de la mode et début de l’incroyable histoire d’amour qui règne entre le styliste atypique et le public. Innovateur, provocateur... il ne fait rien comme les autres et démode ce qui est à la mode.

La première biographie de celui que l’on surnomme "l’enfant terrible de la mode", est rondement menée par une journaliste visiblement séduite par son sujet et très en phase avec la singularité du couturier. On croise au fil des chapitres tous ceux qui ont fait la légende Gaultier : Grace Jones, Farida, Bjork, Madonna... beaucoup de femmes et quelques hommes dont le compagnon fidèle qui partagea son chemin jusqu’à sa disparition tragique.

« Jean-Paul Gaultier, punk sentimental » par Elizabeth Gouslan, Editions Grasset, 309 pages, 20 euros.

 

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