• Home
  • Actualite
  • Mode
  • Jean Paul Gaultier tire sa révérence au milieu des rires et des pas de danse

Jean Paul Gaultier tire sa révérence au milieu des rires et des pas de danse

By FashionUnited

23 janv. 2020

Mode

Paris - Après 50 ans de carrière, l'enfant terrible de la mode Jean Paul Gaultier a tiré sa révérence avec son dernier défilé haute couture mercredi soir.

Le dernier show de Jean Paul Gaultier

Ce « grand défilé-show haute couture », selon les mots du couturier français s'est révélé grandiose. Dans la salle du Théâtre du Châtelet, l'événement a notamment réuni Mylène Farmer, Dita Von Teese, Bella Hadid, Rossy de Palma, Catherine Ringer, Cristina Cordula, Béatrice Dalle et Amanda Lear. Des icônes de la scène musicales et des figures de la culture pop qui, par leurs pas et leur aura, ont chacune démontré le pouvoir jouissif de la mode Jean Paul Gaultier.

« À bientôt, monsieur qui a mis une claque sur les fesses de la mode entière », écrit la journaliste et écrivaine Sophie Fontanel sur son compte Instagram. Un commentaire qui reflète l'effervescence du ce dernier show haute couture, régalé des pas de danses de la top Coco Rocha. Un grand moment de mode donc, à l'image de l'esprit extravagant de la maison, qui a signé parmi les plus emblématiques tenues de la culture populaire, dont le haut aux seins conique porté par la chanteuse Madonna.

Le spectacle a été suivi d'une soirée dansante dès 23H30 et durant toute la nuit, comme l'indiquait l'invitation.

Le refus d'une mode trop business

« Cela fait plusieurs années qu'on entendait Jean Paul Gaultier dire "il faudra que je prenne une décision". Le spectacle lui a donné des perspectives d'avenir », analyse l'historien de la mode Olivier Saillard interrogé par l'AFP.

« C'était très joli de voir dans l'espace du théâtre ce public qui riait, qui pleurait, qui était en communion avec lui. C'est plus joyeux qu'un défilé de mode qui dure 11 minutes, avec des gens qui sont là avec leurs téléphones, prennent les photos, applaudissent très peu », ajoute-t-il.

« Je comprends son choix, il n'avait pas envie que la mode aille si vite, il trouvait que ce milieu est devenu un business, du marketing, de la fast fashion (...) Les cycles de la mode ne sont vivables ni pour les créateurs ni pour les clients », souligne Julie de Libran.

Olivier Saillard salue, lui, l'« élégance » du geste du couturier mais déplore une perte pour la semaine de la haute couture.(AFP)

Cet article a été édité et écrit par Julia Garel, en collaboration avec l'AFP.

Photos : JP Gaultier Catwalkpictures