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La 42e édition de la Riga Fashion Week : un souffle de créativité porté par les marques indépendantes

Référence de l'industrie de la mode dans les pays baltes, l'événement a accueilli 18 marques sous le signe de l'authenticité et du savoir-faire local.
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Un look de la marque Varens, qui a défilé à la Riga Fashion Week Crédits : avec l'aimable autorisation de la Riga Fashion Week, ph. Toms Norde
By Isabella Naef

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Un vent de créativité et de marques indépendantes a soufflé sur la 42e édition de la Riga Fashion Week. Référence de l'industrie de la mode dans les pays baltes, l'événement a accueilli 18 griffes aux identités marquées.

La mode lettone joue avec les superpositions, une tendance probablement influencée par le climat du pays où les températures peuvent passer de quelques degrés le matin à 15 degrés l'après-midi. Elle s'inspire également de son histoire lointaine et d'une créativité authentique, une qualité de plus en plus rare chez les grandes marques internationales. Celles-ci sont souvent contraintes par la nécessité de renouer avec leurs succès passés et sont, pour ainsi dire, « prisonnières » de leur ADN et de leurs archives.

À Riga, une sensibilité à la mode et un savoir-faire artisanal hérités de l'ère soviétique

Ce qui frappe d'emblée à la Fashion Week lettone, c'est la forte participation du grand public aux défilés. Invités par les marques, les clients, même s'ils ne sont ni acteurs ni personnalités publiques, arborent des tenues très soignées, parfois dignes d'une grande soirée. Les défilés de la ville lettone se déroulent en effet en fin d'après-midi, tandis que la journée est consacrée aux visites de showrooms, aux présentations de marques plus confidentielles et aux expositions dans les musées.

La ville de Riga (Lettonie) a depuis longtemps développé une sensibilité pour la mode et un savoir-faire artisanal, qui s'est répandu pour pallier le manque d'accessoires et de vêtements à l'époque de la domination soviétique. Comme l'a expliqué à FashionUnited Agrita Greenwald, conservatrice et cheffe de projet du Musée de la Mode de Riga, « pour répondre au besoin de s'habiller avec élégance, de nombreux Lettons, qui ne trouvaient pas ce qu'ils voulaient dans les magasins, devaient faire preuve d'ingéniosité et apprendre à confectionner leurs vêtements eux-mêmes ».

C'est peut-être aussi pour cette raison que le goût du « bien s'habiller » est resté important, surtout pour certaines occasions. Comme le raconte Natalya Muzichkina, fondatrice et directrice du Musée de la Mode de Riga, « on le voit bien au théâtre, où les gens ont conservé l'habitude de s'habiller de manière appropriée ».

Une scène balte en pleine transformation

Dans ce contexte, la 42e édition de la Fashion Week de Riga, fondée par Elena Strahova, qui en est également la directrice générale, s'est déroulée du 14 au 18 avril et a accueilli 18 créateurs estoniens, lettons, lituaniens et internationaux.

Parmi les marques lettones qui ont présenté leurs collections pour l'automne-hiver 26-27, on retrouve Anna Kruz, Baé by Katya Shehurina, Iveta Vecmane, Katya Katya, Natalija Jansone, Studio Mx, Sviests by Sergey Hatanzeisky, Una Berzina et Verens. Parmi les autres marques présentes figuraient Hannes Rüütel (Estonie), Laura Daili et Lilija Klim-Larionova (Lituanie), Paul Williams Atelier (Royaume-Uni/Nigeria) et A.Cont (Espagne/Pérou). L'espace Latvian Design Stories-Butterman, un showroom situé dans le centre de Riga, a accueilli les présentations de Novaliss (Espagne/Lettonie), Annaelizabete.Fashion et Lyuiize (Lettonie).

Il s'agit à la fois de noms établis dans les pays baltes et de marques plus confidentielles et indépendantes, dont le principal marché était la Russie jusqu'à il y a quelques années. Depuis le début du conflit, elles cherchent à se développer davantage dans les pays baltes et, grâce au e-commerce, à croître dans le reste de l'Europe, a expliqué Strahova. Leurs propositions apportent une bouffée d'air frais par rapport aux capitales de la mode plus établies. L'approche de présentation met le vêtement au centre, laissant la marque s'exprimer à travers ses créations.

Laura Daili : entre vulnérabilité et armures de verre

Laura Daili, par exemple, a présenté sur le podium des looks empreints de contrastes de matières, de détails artistiques, de transparences et de silhouettes sculpturales. Le fil conducteur de la collection, baptisée « Invisible tension », est l'éclat de verre. Il symbolise non seulement la vulnérabilité, mais aussi le changement : la fin de l'ancien et le début du nouveau. Cette idée est enrichie par l'interprétation personnelle de la créatrice : le dicton selon lequel les morceaux de verre brisé portent bonheur s'est transformé en un langage visuel où la fragmentation acquiert une valeur esthétique. L'esthétique de la collection est également influencée par l'environnement personnel de la styliste, dont le mari est un artiste verrier, intégrant ainsi le travail du verre au processus de création.

Un look de la collection automne-hiver 27 de Laura Daili Crédits : Riga Fashion Week, ph. Toms Norde

« L'un des accents les plus forts de la collection sont les corsets, les accessoires et les éléments structurels réalisés en verre recyclé. Le verre sert ici non seulement de détail décoratif, mais aussi de matériau structurel qui définit les lignes du corps, créant l'effet d'une armure fragile », a expliqué la créatrice Laura Dailidėnienė.

Visuellement, la collection vit de contrastes. Des silhouettes superposées, des robes légères et fluides alternent avec des formes rigides et architecturales, créant un ensemble dynamique. La palette de couleurs est dominée par des nuances de menthe, des tons froids de vert et un rouge vif, associés au blanc et au noir.

Anna Elizabete : l'ode à la féminité upcyclée

Un look de la collection d'AnnaElizabete.Fashion Crédits : AnnaElizabete.Fashion, ph. Mārtiņš Goldbergs

La collection nuptiale présentée par la créatrice Anna Elizabete est également intéressante. C'est une ode à la féminité qui mêle dentelles délicates et crochet à un design moderne. « Ce sont toutes des pièces recyclées, dans de nombreux cas, il s'agit de nappes ou de sous-verres », a expliqué à FashionUnited la créatrice Anna Elizabete Kasparsone, fondatrice de la marque. « Ce sont des vêtements qui peuvent être combinés de multiples façons. J'aime beaucoup laisser au client la liberté de choisir ».

En somme, les pièces de prêt-à-porter sont superposables, transformables et conçues pour être portées en diverses occasions, du look de jour aux tenues pour le mariage ou la lune de miel. En plus d'intégrer des techniques d'upcycling, la collection propose également des accessoires réalisés en collaboration avec la marque Korte Art. « Dans de nombreux cas, je dessine aussi des pièces sur demande. Parmi mes clients, il y a beaucoup d'acteurs de théâtre et de musiciens », a souligné Kasparsone, diplômée de l'Académie des Arts de Lettonie.

Studio Mx : la semi-couture sur commande

Pièces sur demande, haute couture et semi-couture : la semaine de la mode balte a offert un aperçu varié des différentes facettes de l'industrie. Studio Mx, qui a défilé le premier jour, est par exemple une marque de vêtements féminins semi-couture. Dans une démarche de durabilité, la marque réalise chaque pièce sur commande, créant ainsi des vêtements durables et intemporels. La créatrice de Mx est Megija Luīze Pudāne. Originaire de Lettonie, elle a obtenu son diplôme en design de mode à l'IFA Paris en 2024.

La collection automne-hiver 27 de Studio Mx Crédits : Riga Fashion Week, ph. Toms Norde

Pendant ses études, elle a perfectionné ses compétences et a trouvé son propre style : une esthétique faite de designs simples mais élégants, axée sur les formes et les silhouettes, et caractérisée par son amour pour la couleur noire. La collection présentée lors de l'événement letton est un festival de robes fluides, de transparences, de silhouettes tantôt suggérées, tantôt épousées par les vêtements.

Iveta Vecmane et Varens : élégance et engagement

Iveta Vecmane Crédits : Riga Fashion Week, ph. Toms Norde

Audacieuse, rigoureuse et élégante : telle est la femme qui a inspiré la créatrice Iveta Vecmane, fondatrice de sa marque éponyme en 2017. La marque incarne l'élégance intemporelle d'une femme nord-européenne, confiante et émancipée. Ses valeurs fondamentales reposent sur les principes de la mode lente et durable, encourageant les clientes à investir dans des pièces de haute qualité et à créer une garde-robe capsule intelligente.

Enfin, une collection fraîche, faisant un clin d'œil aux nouvelles générations, a été proposée par Varens. La marque, fondée en 2015 par Katerina Varan - une créatrice possédant une connaissance approfondie du modélisme et de la confection, alors qu'elle attendait un enfant- s'est d'abord spécialisée dans les vêtements d'intérieur. En 2023, elle a entamé une évolution en introduisant des designs inclusifs pour hommes et femmes.

L'objectif est de soutenir la nature en créant des vêtements fabriqués à partir de matériaux écologiques. À travers la production de collections limitées, la marque vise à réduire la surconsommation, tout en rendant des vêtements bien faits accessibles à un public plus large.

Un look d'Iveta Vecmane Crédits : Riga Fashion Week, ph. Toms Norde

Cet article a été traduit à l'aide d'un outil d'intelligence artificielle, puis vérifié et édité par un journaliste de FashionUnited.

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