La culture du lin en Europe, dont la moitié de la production est concentrée en Normandie, se retrouve secouée par la chute des achats des filateurs chinois. Selon Franck Bellet, PDG de la linière Teillages Bellet à Raffetot (Seine Maritime) "les achats chinois qui ont atteint un pic de 110.000 tonnes lors de la campagne 2005-06 ont depuis chuté et pourraient tomber à 50.000 tonnes à l'issue de la prochaine (campagne 2008-09)".

Les teilleurs normands qui emploient un millier de salariés ont été obligés de réduire la voilure. Au programme : du chômage partiel une semaine sur six pour la linière du Ressault, Agylin n'a pas renouvelé ses contrats d'intérim ni remplacé ses départs en retraite, et Les Teillages Bellet ont différé la mise en service d'une nouvelle ligne de production. En octobre 2008, l'interprofession des liniculteurs a décidé une baisse drastique des surfaces cultivées, de l'ordre de 35% pour les semis 2009, afin d'enrayer la chute des prix et éviter le gonflement des stocks.

Une récolte 2007 médiocre en qualité a été accompagné d'une chute des ventes de vêtements en lin comme de tous les textiles, malgré le fait que le lin se démocratise et devient plus accessible pour le consommateur en ces temps de pouvoir d'achat difficile.

Changement de cap en vue pour les liniculteurs ?

Alors que les rayons textile sont de plus en plus boudés par le consommateur, les liniculteurs se tournent vers de nouveaux débouchés hors de l'habillement, et s'intéressent aux essais sur le remplacement de la fibre de verre par la fibre de lin dans les cannes à pêche, les cadres de vélos ou encore les coques de bateaux.

 

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