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Mizele donne ses lettres de noblesses contemporaines au sac en crochet

By Odile Mopin

24 déc. 2020

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C’est une histoire familiale. De sœur et frère, plus précisément. Mizele, du patronyme de Gregory et Laetitia, est née « par accident », lorsque Laetitia Mizele, qui travaille alors dans les hautes sphères de l’informatique, se découvre une passion pour le crochet. Comme sa grand-mère qui lui a transmis ce savoir-faire. Elle confectionne un premier cabas. Gregory, son petit frère, ancien d’Esmod, ex - directeur artistique chez Balibaris et Harmony, est emballé. Il la convainc de poster son prototype sur Instagram. Banco, le sac de Laetitia récolte une brassée de likes d’influenceuses, à commencer par la toute première d’entre elles, Inès de la Fressange. Tandis qu’une boutique prestigieuse de New York se montre intéressée.

Mizele est lancé. Le duo fraternel se met alors en quête d’un fabricant, pour une première production, une toute petite série de sacs dits « Muze ». Ce sera, dans un premier temps, à Madagascar, fief du fait main, des broderies, etc. Tandis qu’une première collection est montée. Autour de sacs en alpaga, cachemire, en coton, etc. La base reste le crochet, parfois mixé au cuir, dans des finitions toujours recherchées, et dans une jolie palette de couleurs. Les formes s’étoffent au fil du temps : bourse, sac « sceau » ceint de cuir embossé façon crocodile ou encore l’incontournable de la maison, le sac filet revisité, en lurex et muni de sa pochette en velours brodée, nécessitant plus de 20 heures de travail.

L’été 2019 marquera un tournant pour la marque, qui rentre au Bon Marché. La griffe élargit sa gamme de produits, avec l’arrivée de ses plaids en alpaga, et surtout, ses premiers manteaux en drap de laine, confectionnés dans des ateliers parisiens. Un design minimaliste, moderne, pour un porter « transformable, soit en manteau de jour soit en cape grâce aux détails de coutures des poches.

La toute première vitrine de Mizele est son site internet. Mais elle a ouvert depuis tout juste un an sa propre boutique dans le Marais, rue de Turenne, un écrin à l’image de ses deux fondateurs, contemporain, parisien et chaleureux. Le credo reste le même qu’au début de la marque : du crochet modernisé grâce aux formes, des matières nobles, et toujours, des produits entièrement faits à la main. Au total, Mizele aligne depuis sa véritable structuration en griffe, voici deux ans, une trentaine de points de vente. On la retrouve également online en France et à l’international sur Moda Operandi et Net-à-Porter. Le positionnement est premium (de 250 à 445 euros selon les matières employées et la taille des sacs), mais juste, fait main et matière nobles obligent. Des produits « durables », au sens premier du terme, conçus pour accompagner le consommateur toute sa vie, sincères, inédits et stylés. Un pari osé dans l’univers impitoyable, ultra-concurrentiel de l’accessoire de luxe. Mais remporté. La jeune maison a su émerger.

Crédit: Mizele

Mizele
récit de mode