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Roberto Cavalli signe le retour d’une certaine idée de l’éternel féminin

By Florence Julienne

23 sept. 2022

Mode

Courtesy of Roberto Cavalli

Pour son défilé printemps été 2023, organisé pendant la Fashion Week Milan, la marque de luxe propose une collection qui surfe sur une esthétique de genres.

Il suffisait d’aller, juste avant la Fashion Week Milan, sur les salons milanais pour comprendre que la féminité n’est pas un vain mot pour la mode italienne. À l’inverse de la tendance genderfluid incarnée, entre autres, par l’arrivée d’Harris Reed chez Nina Ricci, l’Italie joue la carte de l’over féminin. Et précisément Fausto Puglisi, créateur pour Roberto Cavalli, qui se dit, dixit le communiqué, « inspiré par les personnages des films d’Alfred Hitchcock ». Comme référence de l’éternel féminin, difficile de faire mieux…

Courtesy of Roberto Cavalli

Une femme provocatrice, glamour, sensuelle qui « at the end of the day, she’s a bad girl » (inutile de traduire et de commenter). Sexuée, donc. Et si cette esthétique n’était qu’un fantasme chargé de testostérone ? Tout est possible dans le monde de Roberto Cavalli, pourvu que les limites soient dépassées et que l'extravagance soit au rendez-vous.

Courtesy of Roberto Cavalli

Fausto Puglisi estime que « rien n'est plus moderne aujourd'hui que le classique ».

En langage textile printemps été 2023, cela se traduit par des robes galbantes, des motifs léopard, des minijupes cintrées - portées avec des cuissardes – ou à volants, des jupes longues fendues, des découpes audacieuses qui laissent voir la chair, des décolletés plongeants, ananas imprimés (référence plus difficile à interpréter et on n’oserait pas penser qu’elle signifie « les femmes à la cuisine »), du noir et blanc, des couleurs flashys (on est en Italie !), des transparences suggestives… Côte beauté, des blondes peroxydées (Hitchcock oblige). Pas de quoi s’insurger contre cette vision convenue qui va de pair avec le dernier passage. Celui de Fausto Puglisi portant un tee-shirt noir sur lequel était imprimé le portrait d’Elisabeth II. Le vieux monde aurait-il encore du bon ?

Courtesy of Roberto Cavalli
FAUSTO PUGLISI
ROBERTO CAVALLI