Tara Jarmon : Bilan de la première année de Colombe Campana

En mars 2017, elle prenait les rênes de la marque Tara Jarmon. Un peu plus d’un an plus tard, l’heure du premier bilan est arrivée pour Colombe Campana. Pour FashionUnited, la directrice artistique de Tara Jarmon, formée au Studio Berçot, revient sur cette première année et sur son parcours.

Lorsque vous êtes arrivée, il y a un an, quels étaient les défis à relever?

Le principal défi était de sublimer la marque sans pour autant effacer son identité et son passé. Il fallait utiliser l’ADN de la marque et y ajouter mon expérience, mes connaissances. Il y avait un véritable travail à faire, il fallait façonner la marque sans bousculer son identité. Je suis arrivée avec la mission de la moderniser et de l’emmener vers une clientèle un peu plus jeune. Il a fallu reprendre tout ce qui a fait la force de Tara Jarmon et l’adapter à cette nouvelle cible. Nous avons développé le vestiaire “Cérémonie”, qui propose des tenues de soirée. Nous avons également développement un vestiaire de vêtements pour le quotidien. L’objectif est de toucher une large cible, autant des femmes de 35 ans comme moi que des dames de 60 ans ou encore des jeunes adolescentes.

Tara Jarmon : Bilan de la première année de Colombe Campana

Quel bilan faites-vous de cette première année?

C’est un bilan évidemment très riche, il s’est passé beaucoup de choses et je suis très contente des collections du moment et celles à venir. Ce sont des collections auxquelles je crois, qui correspondent vraiment à l’image de la marque. Nous avons énormément travaillé notamment avec la marque Albertine pour la collection capsule de maillots de bain mais aussi avec le Ritz sur un pop-up store. Il y a d’autres collaborations à venir, il y a une vraie effervescence autour de la marque et j’en suis ravie. Nous avons aussi ouvert des boutiques notamment une à Monaco.

Quelle vision aviez-vous de Tara Jarmon avant d’y travailler?

C’est une marque que je connais depuis toujours. J’achetais des pièces de Tara Jarmon quand j’avais 16 ans donc il y a un côté sentimental pour moi. C’est comme si la marque m’avait suivi tout au long de ma vie de femme. Je dois avouer que ces dernières années, je l’avais un peu perdue de vue, je ne rentrais plus dans les boutiques. Lorsque j’ai poussé les portes d’un magasin Tara Jarmon, au moment où j’ai été recrutée, j’ai été agréablement surprise, je trouve qu’il y a de très jolies pièces. Ce sont des classiques, qui sont revisités, retravaillés avec de belles couleurs, c’est un vestiaire qui est assez intemporel.

Tara Jarmon : Bilan de la première année de Colombe Campana

Comment avez-vous été recrutée?

J’ai été contactée par un chasseur de tête. Je pense que mon parcours a clairement fait la différence. J’ai une approche des collections qui n’est pas uniquement créative et design. Je travaille beaucoup en amont avec la direction de collection, je fais extrêmement attention à l’offre, la structure des collections, le choix des matières, les finitions, etc... J’aime travailler les collections de façon structurée et mon approche est assez pragmatique. J’ai aussi travaillé avec beaucoup de marque parisienne comme Capucine Puerari Claudie Pierlot et Sonia Rykiel.

Photo : Tara Jarmon
 

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