Vers une optimisation des stocks excédentaires et plus de valeur éthique

L’industrie de la mode est responsable de 10 pour cent de toutes les émissions de carbone produites par la planète, et créer un seul vêtement nécessiterait 101 étapes, a indiqué le Forum économique mondial au début de l’année. En outre, avec l’émergence de la mode éphémère, les achats en ligne et les tendances telles que le « wardrobing », la production de vêtements a pratiquement doublé depuis l’année 2000. Pendant la crise du Covid-19, les préférences du consommateur se sont tournées vers la durabilité et les préoccupations environnementales, suscitant un intérêt accru pour le commerce inversé et la revente. Rien que cette semaine, la fin de Topshop et d’Arcadia représenterait le plus grand effondrement pour le marché du détail mondial dû à la pandémie au Royaume-Uni.

« Dans ce contexte sans précédent, seules les enseignes les plus adaptables, dotées d’une chaîne d’approvisionnement résistante, pourront tirer leur épingle du jeu », a déclaré Alexandra Banasik, Chef de l’exploitation de Parker Lane Group,-une société britannique aidant les marques à gérer l’ensemble des problèmes liés au stocksous une même enseigne- lors d’un entretien téléphonique accordé à FashionUnited cette semaine. Comment les détaillants peuvent-ils mieux gérer leur chaîne d’approvisionnement, réduire le gaspillage et les stocks excédentaires tout en maximisant leurs opportunités ? PLG veut aider les marques à passer d’un centre de coûts à un centre de profit en offrant plus d’une décennie d’expertise dans des solutions guidées par les données afin d’optimiser les rendements et créer une approche sans tracas. Le PDG de la société, Raffy Kassardjian, a ajouté durant l’entretien par téléphone : « Ce n’est qu’une question de temps pour que les marques réalisent que, dans une industrie où de nombreux blocs sont en mouvement, il peut exister un module avec ses propres niveaux d’expertise, susceptible de les aider à obtenir des rendements bien plus importants ». Lisez la suite pour découvrir ce que PLG a partagé avec FashionUnited sur l’optimisation et la monétisation des stocks excédentaires pour les détaillants.

Vers une optimisation des stocks excédentaires et plus de valeur éthique
Au marché de Katamanto au Ghana où un petit commerçant à l’étal a acheté des bijoux emmêlés de la marque Monsoon à PLG. Kassardjian et Banasik étaient en train de regarder s’ils pouvaient démêler les bijoux afin de les rendre vendables.

La vente des stocks excédentaires : un marché gris aux problèmes complexes

Selon Banasik, la plus grande préoccupation des détaillants est la protection de leur propriété intellectuelle lorsqu’il est question d’avoir recours au commerce inversé pour les stocks excédentaires. En tant que consommateurs, lorsque nous achetons un sac Saint Laurent, l’engagement émotionnel et le cheminement psychologique qui nous lient à l’identité de la marque entrent en interaction. Tout au long de son parcours, PLG a rencontré de nombreuses réserves de la part d’entreprises craignant de faire face à une potentielle perte de valeur et de contrôle de leur propriété intellectuelle.

Cependant, la situation actuelle des marques qui vendent leur stock excédentaire aux revendeurs pose d'énormes dilemmes sur ce marché gris où la communication cesse dès que le stock excédentaire est vendu. Ce qui se passe dans la réalité, c’est que le stock en fin de vie d'une collection automne/hiver vendu en Afrique de l'Ouest se retrouve en Roumanie. Pire encore, les marques de luxe brûlent les stocks excédentaires ou rejettent les produits déjà fabriqués qui n’arrivent même pas en rayon parce qu'ils ne correspondaient pas aux normes de la marque en question. Kassardjian estime que cela n'ajoute aucune valeur aux marques et il veut engager une conversation franche pour trouver des réponses à ces problèmes épineux.

Ce n’est qu’une question de temps pour que les marques réalisent que, dans une industrie où de nombreux blocs sont en mouvement, il peut exister un module avec ses propres niveaux d’expertise, susceptible de les aider à obtenir des rendements bien plus importants.

Raffy Kassardjian, PDG, Parker Lane Group

Fournir une expertise, redéfinir les savoirs et des solutions basées sur les données

Malheureusement, les grands distributeurs n'ont pas réellement investi dans la recherche des meilleures ressources et solutions pour recycler les stocks excédentaires de leur entreprise. Fondée en 2010, PLG a investi dans le développement de son expertise et savoir-faire depuis plus de dix ans. Aujourd'hui, l’entreprise est en mesure d'offrir à l'industrie un réseau suffisant de partenaires fiables dans 60 pays, ce qui lui permet de disposer de voies de sortie au niveau mondial pour le transport de matériel.

Par exemple, l'approche de PLG est d’éliminer les coûts, les complexités et les risques de la chaîne d'approvisionnement d'une marque en utilisant des stratégies sur mesure pour comprendre les sensibilités commerciales d'un client, l'aider à définir des indicateurs de succès et développer une solution stratégique basée sur des données. Dans un deuxième temps, avant la mise en œuvre complète, il s’agit également d’intégrer un essai de déploiement et de mettre en place une boucle de rétroaction pour permettre une communication fluide. La plateforme de PLG fournit aux détaillants des données au niveau de l'unité sur le point d'arrivée de chaque article dans la chaîne d'approvisionnement, y compris les itinéraires de commerce inversé, augmentant ainsi la transparence et favorisant l'efficacité en éliminant les points de contact non nécessaires, ce qui, pour un détaillant, est un exercice engendrant des coûts superflus.

Prolonger le deuxième cycle de vie des vêtements au lieu de recycler

Les entreprises devraient également cesser de penser qu'il n’existe qu'une seule solution au problème des stocks excédentaires. Contrairement à une idée reçue, un vieux t-shirt ne peut pas être recyclé en un nouveau modèle. En revanche, il peut être décomposé pour devenir un rembourrage de siège ou tissé avec des fibres vierges pour créer des produits partiellement recyclés. Outre le fait que cela consomme beaucoup d'énergie et de ressources, le recyclage est également un service payant, entraînant des coûts supplémentaires pour les détaillants.

Le fait que plus de 99 % des stocks excédentaires reçus des détaillants aient évité la voie coûteuse de la réduction des stocks témoigne du succès de PLG dans sa recherche d'une alternative pour les stocks en fin de vie. La solution de PLG, reposant sur le concept du commerce inversé, aide les détaillants grâce à une approche circulaire qui donne la priorité au retour des articles vendables au magasin, au commerce inversé, ainsi qu’à la restauration des articles, aux dons de charité et au recyclage. Grâce au processus de recyclage et de durabilité, PLG aide les détaillants à réduire les déchets et offre une valeur de récupération via la centralisation de tous les stocks retournés et excédentaires dans leurs installations internationales, leur permettant ainsi de tirer parti de leurs capacités en apprentissage machine. De cette façon, chaque article est acheminé vers sa voie optimale.

Réinterpréter la fonctionnalité d’un vêtement et lui donner une seconde vie n’est pas seulement rentable pour les détaillants mais offre également une valeur éthique.

Une solution complète : des voies de sortie sécurisées et des rendements monétaires maximaux

En étant propriétaire des opérations et de l'équipement de recyclage, PLG s'assure que la valeur maximale est générée à partir du matériel une fois qu'il quitte la chaîne d'approvisionnement du détaillant tout en garantissant que la marque et le stock restent sous le contrôle de celui-ci et que les informations essentielles sont partagées tout au long du processus.

La méthodologie de contrôle de la qualité et de traitement des matériaux de PLG, associée à son vaste réseau de distribution mondial, répond aux problématiques et garantit que les rendements les plus élevés possibles soient extraits de tous les stocks en fin de vie, en fournissant simultanément des informations clés à chaque point de contact. Grâce au contrôle de bout en bout de la chaîne d'approvisionnement, leurs processus garantissent la traçabilité de tous les articles tout au long de la chaîne.

Vers une optimisation des stocks excédentaires et plus de valeur éthique
Une montagne de vêtements Oxfam jetés au rebut en Tunisie avec une femme qui passe au crible ce qu’il en reste. Un exemple clair de mauvaises pratiques en matière de stocks excédentaires, de RSE négligente et d’un manque d'expertise à s'attaquer à des problèmes très réels.

Une valeur ajoutée éthique pour donner aux communautés locales les moyens d’agir dans les micro-économies

Afin d’aborder l'aspect humain derrière la motivation de PLG, Kassardjian et Banasik ont conjointement déclaré à FashionUnited qu'au fil des ans, ils avaient personnellement visité de nombreux partenaires, de la Russie, en passant par l’Afrique jusqu’au Moyen-Orient. Un grand nombre de ces microentreprises sont des entreprises familiales à petit capital. Ce qui a commencé par une motivation à conserver le contrôle sur le devenir des stocks excédentaires s’est transformé en une déclaration de mission pour PLG de faire partie de la solution en déplaçant les stocks excédentaires vers un marché secondaire pour aider et responsabiliser les petites économies.

Grâce aux données et à une expertise de terrain, méticuleusement gagnée au fil des ans par des essais mais aussi par des erreurs, PLG est en mesure d'organiser des collectes pour la démographie locale dans des domaines spécifiques tels que la saisonnalité et le dimensionnement, souvent négligés par les grandes entreprises. Réinterpréter la fonctionnalité d'un vêtement et lui donner une seconde vie n'est pas seulement rentable pour les détaillants, mais cela ajoute également une valeur éthique qui, à long terme, rendra l'industrie de la mode plus durable et permettra de boucler la boucle.

 

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